mercredi 6 juin 2018

La Valise, de Gabriel Amalric, Diane Ranville, Morganne Schmitt Giordano

la valise amalric ranville schmitt


Résumé 
Les frontières de la Cité sont fermées. Les Ombres au service du Dux écrasent à loisir ceux qui s’opposent au régime, et les habitants doivent plier ou mourir.
Cléophée, passeuse et sorcière, profite de la situation et utilise sa Valise extraordinaire pour aider ceux qui le souhaitent à quitter la ville... contre rétribution. Pour chaque âme passant le Mur, Cléophée prélèvera sept années de vie. Dans son manoir surplombant la vallée, Cléophée joue double-jeu auprès du régime du dictateur tout en nourrissant sa magie de la vie prélevée aux fugitifs. Mais un soir, un membre de la résistance vient à sa rencontre avec une requête inusuelle : les aider à franchir la frontière dans l’autre sens, pour pénétrer dans la Cité.

Mon avis
Oui, je sais c'est une BD. Alors déjà, je fais ce que je veux c'est mon blog. Ensuite, les bandes dessinées font aussi partie de la littérature. Et pour finir, j'ai pu rencontrer les auteurs au Herofestival, ils sont très sympas et m'ont fait une magnifique dédicace.(quoi, vous n'aviez rien dit ? j'entends des voix ?)

Une épidémie a décimé la population. Pour la s'en protéger, un mur immense est érigé autour de la Cité, décrite alors comme dernier lieu sûr pour les personnes non contaminées. Profitant de l'agitation politique et se présentant comme le sauveur, le Dux arrive au pouvoir. Sombre, il propage son ombre aux survivants dans la cité, les faisant ainsi devenir aussi noir que lui.
A l'extérieur du mur, des résistants tentent d'ouvrir des brèches afin de ramener la lumière dans la Cité. Avec l'aide de Cléophée, quelques habitants intra-muros peuvent passer de l'autre côté. Sans elle, personne ne peut en sortir. Contre des années de vies, elle fait passer les fuyards à travers sa valise.

Pour leur premier BD, il s'agit d'une vraie réussite. Ils ont imaginé, décrit et dessiné un univers dystopique particulièrement glaçant. Ce qui est particulièrement intéressant, c'est que les personnes croyant au régime du Dux sont colorés en ombres, aucune couleur n'émane d'eux alors que les autres, les résistants sont en or.

Si j'ai un reproche à faire, c'est que très peu d'information sont données sur le contexte de l'histoire. Quelle était cette épidémie ? Depuis combien de temps s'est-elle répandue ? Est-elle toujours d'actualité ou le Dux tient-il ses habitants prisonniers ? Comment Cléophée en est-elle venue à aider la résistance ?
On arrive directement dans l'action sans avoir d'introduction. j'aurais préféré avec une histoire en deux tomes, afin de mieux expliquer l'histoire et de la alentir un peu car tout s'enchaine très vite.

samedi 10 mars 2018

L'Enigme Vermeer, de Blue Balliet

l'énigme vermeer blue balliet


Titre original : Chasing Vermeer

Résumé
Nuit d'octobre à Chicago. Quelqu'un dépose une enveloppe à la porte de trois maisons du même quartier. Les trois lettres sont identiques :  
Cher ami. J'ai besoin de votre aide pour résoudre une affaire vieille de plusieurs siècles. Il s'agit d'un forfait qui a porté préjudice à l'un des plus grands peintres du monde. Les autorités ayant commis une erreur qu'elles n'ont pas le courage de rectifier. J'ai pris sur moi de rétablir la vérité. Je vous ai choisi pour votre lucidité, votre intelligence et votre indépendance d'esprit. Vous ne vous rencontrerez peut-être jamais, mais vous agirez dans le même sens, personne ne sait comment. Vous mettriez votre vie en danger en montrant cette lettre aux autorités... 
La lettre n'est pas signée. Dans cette même ville, un tableau de Vermeer d'une valeur inestimable a été volé ! Cet acte bouleverse les plus grands experts du monde de l'art. Face aux curieux enchaînements des événements, Petra et Calder, bientôt douze ans, mènent l'enquête. Des messages codés, une vieille dame peu commode, un livre excentrique, une institutrice hors du commun et quelques bonbons bleus les aideront à assembler les pièces d'un véritable puzzle et à résoudre peut-être l'énigme Vermeer...

Mon avis
Je l’ai lu pour la première fois au collège et j’ai adoré. Aujourd’hui encore, je prends plaisir à relire cette histoire.
Tout le récit est une énigme à lui tout seul. C’est à nous de mener l’enquête en même temps que Calder et Petra. A nous de savoir si ce qu’il se passe n’est que coïncidence ou si tout est au final lié. On prend plaisir à jouer avec les pentominos disséminés dans les illustrations et dans le récit. De plus, les illustrations renferment elles aussi une énigme, qu’il nous faut résoudre.
Tout commence par une lettre envoyée à trois personnes qui ne sont pas liées. Cette lettre est très explicite, mais anonyme. Parallèlement à cela, un tableau de Vermeer, Jeune Femme écrivant une lettre, a été dérobé. Est-ce que la lettre et ce vol sont liés ?
Interviennent ensuite Calder et Petra qui n’ont aucun point commun, mis à part d’habiter dans la même rue et d’être dans la même classe. Puis les évènements vont faire qu’ils se rapprochent et ensembles ils vont essayer de résoudre le mystère de ce vol de tableau.
Je réalise bien que mon avis est assez court, mais j’ai du mal à mettre des mots sur mes sentiments pour ce livre. Il m’a fait découvrir Vermeer (mon petit appart est un musée hollandais aujourd’hui), il m’a fait découvrir Charles Fort (un écrivain un peu spécial, notamment connu pour Le livre des Damnés), il m’a fait rêver et mener une enquête peuplée de grenouilles, de pentominos et de peinture. Alors même si vous n’êtes pas des ados, même si vous ne connaissez rien à la peinture hollandaise, soyez curieux et laissez-vous tenter par cette histoire. Je ne l’ai jamais regretté.

Autre
Il y a eu d’autres histoires avec les mêmes personnages. J’ai lu le tome 2, mais il faudrait que je le relise afin de pouvoir donner un avis concret. Il y a aussi eu un T3 sorti en France mais je viens de l’apprendre !

jeudi 9 novembre 2017

Déclic Mortel, de Anthony Horowitz

Déclic Mortel Horowitz


Titre original : Trigger Mortis

Résumé
À peine sorti de l'affaire Goldfinger, James Bond est propulsé dans une mission au rythme infernal.
Le contre-espionnage russe a en effet choisi de prouver sa supériorité technologique à l'occasion d'un Grand Prix automobile !
Sabotage et triche sont au programme, mais ce n'est là qu'une facette du dossier.
Car 007 découvre bientôt que le complot ourdi par les soviétiques concerne l'ordre mondial, et pas seulement celui des bolides sur la ligne de départ...

Mon avis
C'est le premier roman faisant intervenir James Bond que je lis. Je ne peux donc pas vous dire si le style d’écriture est fidèle à celle de Fleming ou non.
Même si je ne connais pas grand-chose en course automobile (et encore, je suis sympa), j’ai quand même décidé de me lancer dans cette histoire, faisant confiance à Horowitz. Connaissant un peu l’univers James Bond à travers les films, je n’ai pas été totalement perdue. Et je pense que même sans rien y connaître, on peut quand même entrer dans l’histoire, à condition d’aimer les romans d’espionnage.  Des rumeurs indiquant que les russes veulent tuer un pilote anglais lors d’une course automobile, James est envoyé sous couverture afin de le protéger. Ce n’est que sur place qu’il se rend compte qu’il ne s’agit pas seulement de gagner une course automobile mais que son affaire est beaucoup plus compliquée qu’il n’y parait…
J’ai bien aimé ce roman. Je ne vais pas dire qu’il s’agit de mon livre coup de cœur de l’année, mais à aucun moment je n’ai pensé à l’abandonner. Tout est bien rythmé et bien expliqué. On n’est pas largué jusqu’au moment des révélations finales. L’histoire s’inscrit bien dans la compétition existante entre les Etats-Unis et l’URSS lors de la Guerre Froide. La James Bond Girl est intéressante. Je ne vous dirai pas si c’est une « méchante » ou une « gentille » mais elle n’est pas juste une nana jouant de ses charmes pour arriver à ses fins. Malheureusement, je trouve qu’elle n’a pas assez été mise en avant. Je ne sais pas si c’est inhérent aux romans de Fleming ou si c’est un choix d'Horowitz, mais elle aurait gagné à avoir une histoire plus développée. Elle raconte sa vie sur seulement quelques pages, et j’aurai aimé en savoir plus sur elle. Mais bon, ce n’est pas trop grave car elle n’est pas potiche. Et rassurez-vous (ou pas), comme dans tous les films d’espionnages et/ou d’action, le grand méchant nous fait encore un graaaaaaaand monologue pour raconter sa vie son œuvre afin de justifier ses actions. Bon, d’accord, comme ça c’est plus simple pour comprendre le pourquoi du comment, mais je ne pense pas que dans la vraie vie, les gens fassent vraiment ça.

Autre
Comme je l’avais déjà dit pour La maison de soie, Horowitz ne s’est pas dit un jour en se levant « je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, tient si j’écrivais un James Bond ». On lui a demandé de le faire, et les descendants de Fleming étaient d’accord avec ça. Horowitz a eu accès à des notes de Fleming pour écrire ce roman. Le début de l’histoire se base sur un court scénario intitulé Murder on Wheels que Ian Fleming avait écrit dans les années 1950 pour une série télévisée de James Bond (qui n’a jamais existé).

dimanche 1 octobre 2017

La Passe-Miroir, de Christelle Dabos

passe miroir christelle dabos


Résumé (du tome 1)
Sous son écharpe élimée et ses lunettes de myope, Ophélie cache des dons singuliers : elle peut lire le passé des objets et traverser les miroirs. Elle vit paisiblement sur l'Arche d'Anima quand on la fiance à Thorn, du puissant clan des Dragons. La jeune fille doit quitter sa famille et le suivre à la Citacielle, capitale flottante du Pôle. À quelle fin a-t-elle été choisie ? Pourquoi doit-elle dissimuler sa véritable identité ? Sans le savoir, Ophélie devient le jouet d'un complot mortel.

Mon avis
Pour commencer, sachez qu'on m'a "obligée" à bouleverser ma PAL et à lire ce livre. Par une personne qui ne l'a même pas lu mais qui veut juste mon avis (coucou Mathilde). Ce n'était pas bien grave car j'avais lu plein de très bonne critiques donc je n'avais pas trop peur de le démarrer (sans même lire le résumé).
J'ai eu assez du mal à rentrer dans ce monde, à appréhender les différents mondes, ces "Arches". Je ne comprenais pas à quoi elles correspondaient. En revanche, j'ai bien accroché aux personnages. Ophélie est une jeune fille totalement banale (mis à part sa capacité à traverser les miroirs) et veut juste qu'on la laisse en paix dans son musée avec sa vieille écharpe à moitié folle et ses gants rongés jusqu'aux coutures. Son fiancé, Thorn est décrit de façon à paraître à la fois hautain et mystérieux. Berenilde semble être imprévisible mais au final est très facile à comprendre... Je ne vais pas vous faire tous les personnages parce que sinon je ne suis pas couchée, mais vous m'avez comprise. Tous sont très bien définis, avec leur propre caractère, leur histoire, leurs envies et aspirations.
Quant à l'histoire en elle même, je dois dire que je ne sais pas quoi en penser. Je trouve que c'est très lent, je me demandais sans cesse quand l'action allait enfin se lancer. Parce que oui, ce tome manque cruellement d'action. On peut compter sur les doigts d'une main les rebondissements réels (autre que manipulation, mensonges et déménagement). En effet, une bonne partie du roman décrit l'ennuie d'Ophélie dans son voyage puis on passe de nombreux chapitre sur l’exploration de la Citacielle. Cependant, chaque jour je ne voulais pas dormir sans lire au moins un chapitre. Donc au final, j'ai aimé, mais je ne sais pas pourquoi (avis utile bonjouuuuur).

Autre
Il y a 4 tomes prévus au total, donc j'éditerai au fur et à mesure de mes lectures cet article !

lundi 4 septembre 2017

Darkwood, de Simon R Green

Darkwood hawk & fisher simon r green


Titre original : Forest Kingdom/Hawk and Fisher

Résumé (du tome 1)
Le royaume du roi John a vécu dans la paix durant des générations… Mais le mal qui irradie du Noirbois ronge désormais le pays ; les démons se rassemblent et chassent en meutes. Le roi John n’a plus d’argent, plus de troupes, plus d’espoir. Son plus jeune fils, le prince Rupert, sorte de pièce de rechange dans la lignée royale, est envoyé dans une quête afin de prouver sa valeur: il doit sauver une princesse, comme il se doit. Mais à son retour, à la surprise générale, il ne ramène pas seulement la princesse, mais aussi le dragon censé la dévorer!
Un fils cadet, un dragon fatigué, une licorne susceptible et une princesse avec un méchant crochet du gauche, voilà la troupe de héros improbables qui devra faire face au prince Démon durant la nuit de la Lune Bleue.

Mon avis
Je l’explique un peu par la suite, mais c’est assez compliqué de donner un avis pour la saga, donc je vais faire tome par tome cette fois.

T1
Le prince Rupert, deuxième fils du roi donc assez inutile, est envoyé en quête afin de prouver sa valeur. La quête est assez basique : sauver une princesse (originalité bonjouuuuur). Sauf que rien ne va vraiment se passer comme prévu : la princesse a son caractère et le dragon qui la garde repart avec eux. La vraie difficulté de la quête repose dans le fait que le monde s'effondre avec la montée de la Lune Bleue. Avec elle, les forces du mal gagnent en puissance leur territoire s'étend jusqu'au château... J’ai adoré ce tome (je crois que c’est celui que j’ai préféré). L’époque moyenâgeuse s'inscrit à merveille dans un univers fantastique, avec les croyances de l'époque. L’histoire est  rapidement prenante avec son suspens, son humour, ses aventures… Les personnages ont tous un caractère différents de ce que à quoi on peut s'attendre : une licorne (mâle) peureuse, un prince blasé, une princesse qui n'a pas la langue dans sa poche...

T2-3-4
Divisé en plusieurs enquêtes par tome avec Hawk et Fisher, anciennement Rupert et Julia. Ces tomes sont assez inégaux, dans la mesure où certaines enquêtes sont vraiment plus palpitantes que d'autres. Ce qui est aussi agaçant, mais c'est du à l'édition, c'est qu'au début de chaque nouvelle enquête on a droit à un descriptif physique et moral des personnage, et à chaque fois il est dit que malgré la situation difficile dans laquelle ils se trouvent "ils en ont vu d'autres". Non seulement c'est redondant mais en plus il n'est jamais dit à quel moment ils ont connu pire, même si on s'en doute bien.

T4
Après une enquête, Rupert et Julia retourne au royaume car le roi a été assassiné. Ils vont essayer de savoir qui a commis ce régicide.

C'est en fait assez compliqué de se retrouver dans la saga car les livres ont été écrits dans le "désordre".
Ces 4 tomes font en fait partie de 2 sagas différentes, mais liées par des personnages. La première saga correspond à The Forest Kingdom, où on retrouve en T1 (en fait c'est le T0) et T4 de la saga Darkwood les personnages Rupert et Julia comme prince et princesse. Il y a ensuite un T5 mais je ne l’ai pas encore lui car je crois qu’il fait ne intervenir pas les personnages jusqu'alors principaux. Puis il y a la saga Hawk et Fisher qui correspond aux T2-3 et début T4 de la saga Darkwood. Je m’y perds assez. Je crois comprendre ce que les éditeurs ont voulu faire en réunissant sous une même saga les aventures de Rupert/Hawk et Julia/Fisher, mais dans ce cas pourquoi mettre le T5 alors qu’ils n’y sont pas ? Le plus simple aurait été je crois de suivre les publications originales et de séparer les deux sagas tout en précisant bien qu’on sait  ce qu’il advient de Ruper et Julia entre la fin du tome La Nuit de la lune bleue et l’assassinat du roi dans la saga des aventures d’Hawk et Fisher. Vous me suivez toujours ? (pitié dites oui car j’ai enfin réussi à mettre un peu d’ordre dans ma tête). Si vous n’avez toujours pas compris je vous invite à aller voir sur wikipedia comment tout ça est fait.

Au final, si vous mettez de côté ce fouillis de sagas, je dirai que c'est une saga très plaisante à lire, à condition d'aimer le genre fantasy.

lundi 28 août 2017

La Règle de quatre, de Ian Caldwell et Dustin Thomason

La regle de quatre ian cald well dustin thomason


Titre original The Rule of Four

Résumé
Depuis 1499, des savants tentent de décoder un chef-d’œuvre de la Renaissance, Le Songe de Poliphile.
Écrit en cinq langues, orné de gravures érotiques et violentes, ce texte a résisté à tous les assauts, brisé des destins, des amitiés et des vies.
Pourtant, deux étudiants de Princeton osent s'y mesurer et, au fil de messages cachés, découvrent l'histoire d'un prince du Quattrocento et l'existence d'une crypte secrète qui recèle des trésors inouïs. Ils croyaient échapper à la malédiction de cette énigme. Mais pour la défendre, certains sont prêts à mourir, et à tuer...

Mon avis
Je ne sais pas si j’ai vraiment apprécié ce roman. Je ne l’ai pas détesté dans la mesure où je l’ai fini, mais de là à dire que je l’ai dévoré ou même qu’il m’obsédait dans la journée… En fait, je crois que ce que je lui reproche, c’est qu’il ne correspondait absolument pas à ce à quoi je m’attendais en lisant le résumé. Je voyais une grande quête, à travers le monde pour retrouver la crypte. Mais en fait non.
L’histoire est racontée par Tom. Toute sa vie a été liée de près ou de loin par le songe de Poliphile. Son père, professeur, était totalement obsédé par l’idée de résoudre le mystère du livre, ce qui a détérioré considérablement les relations qu’il avait avec sa famille. Tom en arrivant à la fac décide de laisser tout ce qui concerne Poliphile derrière lui, mais il est vite contacté par Paul, un autre étudiant qui le reconnaît et qui veut consacrer son mémoire au Songe. Tom est alors tiraillé entre l’envie de lui aussi réussir à percer les mystères du roman là où son père a échoué  et la peur de ruiner sa vie sociale et de s’éloigner de ses amis et de sa petite-amie.
Toute cette partie sur Tom correspond à une grande partie du roman, racontée sous forme de souvenirs qui coupent hélas le rythme du roman déjà assez paresseux. C’est je crois le plus gros reproche que je peux faire au livre : l’action peine à démarrer et quand enfin il commence à se passer quelque chose d’intéressant, l’histoire est coupée par un ou plusieurs souvenirs.
Dans la quête de Paul et Tom pour décoder les mystères du Songe de Poliphile interviennent plusieurs personnages qui eux aussi ont consacré leur vie à l'Hypnerotomachia Poliphili. Ce qui est bien, c’est qu’on ne sait pas s’ils sont là en amis ou en adversaires. Ce que je veux dire par là, c’est qu’on ne sait pas s’ils veulent juste aider Paul à avancer dans son mémoire ou s’ils veulent profiter de lui afin de lui voler les fruits de ses recherches et de son travail et ainsi de récolter tous les lauriers.
Quant à la fin, je dirai qu’elle arrive bien trop rapidement, ce qui est dommage. La scène finale se joue, on arrive enfin au dénouement. Puis plus rien. Tout se coupe, puis cette fois interviennent non pas les souvenirs car tout est définitivement terminé, mais les projections d’avenirs. Les dix années suivantes sont racontées en accéléré.

Pour conclure, je dirai que si vous voulez lire ce livre, ne vous attendez pas à être transcendés. Il est bien, mais il peine à vraiment à démarrer, car malgré ses 350 pages (environ pour mon édition), le présent ne se passe que sur une semaine maximum, le reste n’étant que souvenirs (mis à part la conclusion).

Autre
Le songe de Poliphile, sur lequel est basé le roman est un vrai livre. Il n’a pas été inventé par l’auteur.

mercredi 9 août 2017

L'héritage, de Christopher Paolini

eragon l'heritage christopher paolini


Titre original : Inheritance Cycle

Résumé (du tome 1)
C’est en poursuivant une biche dans la montagne que le jeune Eragon, quinze ans, tombe sur une magnifique pierre bleue, qui s’avère être… un oeuf de dragon ! Fasciné, il l’emporte à Carvahall, le village où il vit pauvrement avec son oncle et son cousin. Il n’imagine pas alors qu’une dragonne, porteuse d’un héritage ancestral, va en éclore…Très vite, la vie d’Eragon est bouleversée. Contraint de quitter les siens, le jeune homme s’engage dans une quête qui le mènera aux confins de l’empire de l’Alagaësia. Armé de son épée et guidé par les conseils de Brom, le vieux conteur, Eragon va devoir affronter avec sa dragonne les terribles ennemis envoyés par le roi Galbatorix, dont la malveillance démoniaque ne connaît aucune limite.

Mon avis
Il s'agit d'une tétralogie
J'ai beaucoup aimé cette saga. C'était la première fois que je me lançais dans l'univers des dragons, mais cela ne m'a pas plus dérangée, bien au contraire. A la réflexion, je ne crois pas avoir lu d'autres sagas centrées sur ces bestioles volantes. Bref, peu importe.
Les personnages ont tous été très très bien définis. Même s'ils sont très nombreux, tous ont leur propre caractère et une vraie personnalité. Certains sont assez agaçants (coucou Saphira, coucou Roran, coucou Arya), d'autres au contraire sont tellement attachants qu'on a envie de les voir aller loin (coucou Brom, coucou Eragon, coucou Angela). Paolini a réussi à créer un vrai univers en décrivant le monde d'Alagaësia. Il a créé de magnifiques paysages, une histoire et divers peuples qui tentent tant bien que mal de cohabiter sur ces vastes terres. Parmi tous ces peuples, certains étaient déjà connus (par moi, et je suis une référence, n'est-ce pas), comme les humains, les elfes ou encore les nains. D'autres m'étaient alors inconnus, comme les dragonniers, les Ombres ou encore les Ra'zacs. Tous ces peuples ont eux aussi une histoire qui leur est propre, leurs coutumes, leur langue, leur religion…
Dès le premier tome, on est rapidement happé par l’histoire. Le jeune Eragon trouve une drôle de pierre toute lisse qui s’avère être un œuf. Quand un dragon en sort, Eragon n’en croit pas ses yeux. Les dragons ne sont que des êtres inventés par Brom le conteur du village. Personne n’en a vu depuis de très nombreuses années, ils appartiennent aux mythes. Puis quand son village est attaqué, il n’a d’autre choix que de fuir avec Brom et de commencer une formation de dragonnier afin de pouvoir délivrer la terre d’Alagaësia du tyran Galbatorix.

Comme je l’ai déjà dit, j’ai beaucoup aimé cette saga, même si je l’ai trouvé un peu inégale. Le premier tome est passionnant, le deuxième un peu moins avec toute l’aventure de Roran. Enfin, c’était très bien à lire la première fois, mais en relisant je m’ennuie un peu. A mon goût, les tomes 3 et 4 ne sont pas au niveau des premiers même s’ils sont très importants pour l’avancée de l’histoire (en même temps c’est logique, il n’y a que 4 tomes). Si je dois faire une critique, c’est la fin de l’histoire. Je ne l’ai pas aimée. Il y a eu un grand moment d’attente entre le tome 3 et le tome 4, du coup je m’étais imaginer plein de choses qui ne se sont pas avérées vraies.

Spoilers (surlignez la suite)
Pour moi, Murtagh devait mourir. Dans un camp comme dans l’autre (même si j’espérais qu’il s’allie de nouveau avec Eragon), il devait mourir. Mais là non. Il est amoureux, donc son Nom a changé donc le roi n’a plus d’emprise sur lui. Sérieusement ? Et afin de se remettre, il s’exile tranquillement avec son dragon. Puis ensuite, Arya est la quatrième dragonnière, comme par hasard. Et en plus, elle devient super forte en très peu de temps, comme si sa formation à elle était vraiment facilitée. Elle finit par avouer ses sentiments à Eragon alors qu’il doit partir et qu’elle a passé 4 tomes à le repousser. Puis Eragon, alors qu’il a tué Galbatorix et sauvé le monde, décide de s’exiler afin de former les futurs dragonniers sur une île lointaine. Merci bien ça donne envie d’être héroïque.
Bref, j’ai trouvé cette fin un peu trop facile avec son happy ending (mitigé pour Eragon).

Autre
Un film a été adapté du premier tome, mais trop de passages importants ont été rognés donc ce n’était pas possible de faire une suite. Et on ne va pas se mentir, c’était assez un massacre.
 De plus, joie dans mon coeur, un tome 5 va voir le jour. On ne sait pas quand, mais Paolini a annoncé qu'il écrirait une suite !

vendredi 28 juillet 2017

Les ailes d'émeraude, d'Alexiane de Lys

les ailes d'émeraude alexiane de lys


Résumé (du tome 1)
À 18 ans, Cassiopée est contrainte de quitter l’orphelinat dans lequel elle vit depuis ses 6 ans. Seule au monde, l’adolescente est lâchée dans la ville. Alors qu’elle vient de se faire violemment agresser par deux inconnus, elle fait la connaissance du mystérieux et séduisant Gabriel. Grâce à lui, Cassiopée découvre sa véritable nature : elle fait partie des Myrmes, un peuple ailé doté d’incroyables pouvoirs sensoriels…

Mon avis
Il s'agit d'une trilogie. Pour le moment je n'ai lu que le premier tome, donc j'actualiserai cet article une fois que j'aurai tout fini de lire.

Tome 1
J'ai beaucoup aimé ce premier tome. On s'attache très rapidement à l'héroïne, Cassiopée. Elle n'est pas parfaite et le dit elle-même. Ce qui est bien, c'est qu'elle a son caractère et a une bonne répartie (on dirait moi hihihi). Elle n'est pas le genre demoiselle en détresse sans pour autant être une ninja super-combattante. L'intrigue de l'histoire démarre assez vite et sans qu'on est le temps de se demander comment et pourquoi, on est happé dans l'intrigue. Sans m'en rendre compte, j'ai avancé très vite. Pour un premier roman, Alexiane de Lys a fait fort, bravo à elle ! Elle a réussi à ancrer une part de fantastique dans le monde que nous connaissons, ce qui nous pousse à nous demander "et si elle avait raison ? Et si tout ce qu'elle décrit est vrai ?". Bon, je n'ai plus 10 ans, et même si j'ai encore l'espoir de recevoir un jour ma lettre pour Poudlard, je sais bien que ce n'est qu'une histoire inventée. Mais c'est une histoire qui fait rêver.
Les personnages sont dans l’ensemble tous très bien définis, mais hélas (parce que oui, je suis comme ma mère, j'ai presque toujours un truc à critiquer), je trouve qu'ils sont pour certains un peu trop caricaturaux : le beau brun ténébreux et torturé, le beau gosse super sympa et prévenant, la jolie fille totalement peste qui va s'en prendre à l'héroïne et la bande de copain. C'est du déjà vu, que ce soit dans les livres, les films ou les séries, mais d'un autre côté, c'est assez compliqué d'inventer de nouveaux personnages. Tout a déjà été fait. Et pour rester dans les critiques (une petite dernière, après j'arrête, promis), certains faits importants étaient un peu trop prévisibles à mon goûts :

Spoiler (surlignez la suite)
Le fait que Cassiopée finisse avec Gabriel et non Camille était totalement évident. Dès le début je le voyais venir.

Je sentais venir aussi la trahison de Camille (sans pour autant extrapoler sur sa lignée familiale), et j'avais deviné que la mère de Cassiopée était une Myrme. Je n'étais pas allée jusqu'à prédire qui était son père, mais je n'étais pas plus étonnée que cela.




Tome 2 (L'Exil)
A peine de retour chez les siens, Cassiopée est de nouveau séparée de son amour qui est envoyé en mission secrète. Quand sa mission tourne mal et qu’il est déclaré mort, Cassiopée n’y croit pas et accompagnée de ses amis, elle part à sa recherche afin de le sauver.

Ce deuxième tome reprend les bases du premier, donc je n’étais pas trop perdue. Cassiopée en apprend plus sur ses dons et sur sa famille, donc sur qui elle est vraiment ce qui est assez une bonne chose. Même si comme le précédent, ce tome ne nous épargne pas quelques clichés déjà vus et revus, il est quand même plaisant à lire car on y apprend beaucoup de chose, notamment pourquoi Manassé a attaqué plusieurs fois le village des Myrmes pour enlever des enfants. On en apprend également plus sur Soraya et sur Nathan. Je trouve juste dommage que certains personnages très présents dans le tome 1 ne fassent que quelques apparitions dans le 2. Peut-être qu’on les verra plus dans le troisième ! En revanche, je trouve que Cassiopée, toute adorable qu’elle est, a parfois des côtés très agaçants. Tout en ne voulant pas être chef de son groupe, elle impose ses décisions, elle râle très souvent (c’était touchant au début mais quand tout le monde subit sa mauvaise humeur à longueur de temps soit disant parce qu’elle a peur, c’est vite lassant). Elle fait un peu « l’élue » avec tous ses sens développés et ses dons. Un peu comme Harry Potter dans le tome 5 (oui, je critique Harry et alors ?? j’adore la saga, ce n’est pas pour autant que je ne prends pas du recul par rapport à elle), elle fait assez sa malheureuse « non mais vous ne pouvez pas comprendre blablabla ». Moi je dis, un peu de communication et ça ira beaucoup mieux. A part ça, c’est vraiment un personnage fort et généreux, donc c’est cool. Je regrette juste que les autres personnages ne soient pas plus mis en avant parce qu’après tout, ils décident de la suivre en toute illégalité pour l’aider à retrouver son copain pourtant déclaré mort, ils combattent à ses côtés et voyagent à ses côtés. Ils sont tout autant les héros de cette histoire qu’elle, et pourtant je trouve qu’ils sont trop souvent mis au second plan.



 

Tome 3 (L'Ile des secrets)
J'ai terminé la saga par ce tome 3 (logique). Comme pour les tomes précédents, la lecture est facile, le style agréable. L'histoire reprend pile où on l'avait laissée. Mais cette fois, contrairement aux tomes précédents, le tome se déroule sur 2 temporalités différentes (le début de l'histoire qui s'interrompt pour reprendre trois mois plus tard). Et fait nouveau aussi, dans le dernier tiers du livre nous alternons entre les points de vue de Cassiopée et de Gabriel.

Spoiler (surlignez la suite)

L'idée de reprendre l'histoire trois mois après l'enlèvement/la mort de Cassiopée est assez originale, surtout qu'au début nous avons juste la vision d'un Gabriel anéanti. Et n'oublions pas la mort de Deb. J'étais triste. Pauvre loup qui ne demandait que de l'amour.

Bon, après, comme aux tomes précédents, je regrette juste que tout finisse bien dans le plus beau des mondes. Les gentils gagnent tous ensembles, les méchants perdent et même Camille est sauvé. C'est un peu trop simple et gentillet à mon goût.


Pour conclure, je peux dire que c'était une chouette saga qui propose une vraie fin. C'est une saga française, ce qui change un peu de ce que je présente d'habitude. La saga ne restera pas dans mon top 3 des meilleures sagas de ma vie, mais j'ai quand même bien aimé.


 

jeudi 27 juillet 2017

Multiversum, de Leonardo Patrignani

multiversum leonardo patrignani


Titre original : Multiversum

Résumé (du tome 1)
Alex vit en Italie, Jenny en Australie. Ils ont seize ans. Un lien subtil les unit depuis toujours : un dialogue télépathique qui surgit sans prévenir, dans un état d'inconscience. Jusqu'au moment où les adolescents décident de se rencontrer pour la première fois. Mais le jour de leur rendez-vous, ils sont là tous les deux au même endroit, cependant ils ne peuvent se voir... Ils découvrent qu'il existe une infinité d'univers parallèles et que la réalité qui les entoure n'est qu'une de ses multiples dimensions. Une vérité qui bouscule totalement leur existence, détruisant toute certitude sur leur monde. Comment Alex et Jenny pourront-ils se retrouver pour vivre leur amour ? Alors même que leur destin semble lié à celui, inéluctable, de la Terre...

 Mon avis
Je n'ai pas réussi à fini la saga. Dès le départ, je savais que j'allais avoir du mal avec le concept d'univers parallèles. J'ai toujours fait un blocage avec ce concept car je trouve que ça devient trop vite beaucoup trop compliqué pour mes 5 pauvres neurones. Cependant, j'ai lu énormément de bonnes critiques pour cette trilogie, donc j'ai quand même voulu essayé.
J'ai beaucoup aimé le premier tome. Il n'était pas trop compliqué à comprendre (pour moi) car il n'y a pas 20000 univers parallèles, donc j'ai pu suivre sans trop de difficulté. L'histoire est assez prenante. Alex vit en Italie et Jenny en Australie. Ils ne se sont jamais vus. Et pourtant ils communiquent ensembles. Non par téléphone mais par la pensée.Quand Alex fugue pour retrouver Jenny, tout se complique pour eux. Ils se trouvent tous les deux sur la même place, mais ne se voient pas. Ils appartiennent à deux univers différents. Comment font-ils pour communiquer et surtout comment arriveront-ils enfin à se voir ? Et comme si tout cela ne suffisait, ils doivent aussi trouver de survivre ensemble à la fin du monde. En effet, une comète arrive à toute vitesse sur la Terre pour la détruire.
En revanche, j'ai beaucoup moins aimé le deuxième tome. Il y a trop d'univers en parallèle et au final, je ne savais plus où j'en étais. Les souvenirs de tel personnage sont-ils vraiment les siens ou proviennent-ils de son alter ego ? On passe d'un souvenir à un autre voir même aux souvenirs des proches de nos héros sans que l'histoire avance pour autant. C'est devenu trop compliqué et trop lent pour moi donc j'ai totalement décroché.

Attention, hein, je ne dis pas que la trilogie n'est pas bien. Je dis juste que ce n'est pas le genre d'histoires auquel j'accroche habituelle et cette saga n'a pas dérogé à la règle. C'est bien dommage car j'étais toute fière d'avoir fini le premier tome.

mardi 25 juillet 2017

Ouragan sur la riviera, de Sandra Nelson

ouragan sur la lac sandra nelson


Résumé
Catapultée dans le sud de la France pour suivre un homme qu’elle croit parfait,
Iphigénie, auteure et parisienne de la tête jusqu’au bout de ses stilettos, se retrouve seule à écrire un livre sur le bonheur, en automne, dans une station balnéaire dépeuplée. Cette adepte de la pensée positive broie du noir et ne parvient plus à écrire une ligne. Jusqu’au jour où une de ses voisines suisse et marabout lui ouvre ses chakras. À ceci presque c'est sa libido qu'elle réveille… Et c’est ainsi qu’elle va laisser cours à ses désirs et connaître des aventures rocambolesques sur la Côte d’Azur et Monaco. Elle mènera son enquête sur le bonheur tout terrain, travaux pratiques à l'appui, au hasard de rencontres auprès de voisins loufoques, gourous, riches, trafiquants, artistes ou policiers. Pour comprendre ce qu'est le bonheur et surtout pour se trouver elle-même.
Mais l'amour, le vrai, sous quels traits se cache-t-il ? Son timide voisin, un ténor argentin, un magicien version mafia ukrainienne, ou encore le rustre, mais intrigant Gaétan ?

Mon avis
Bon, je ne vais pas vous mentir, ce n'est pas de la grande littérature mais c'est plutôt le livre parfait à lire sur la plage. Il se lit très facilement, sans prise de tête.  Un brin d'humour, un brin d'amour et un fond policier, tout est réuni pour savourer un bon moment de bronzette sur la plage (ou au chaud sous votre couette, je ne vais pas vous juger).
Iphigénie était un personnage que je m'attendais à détester, mais finalement elle a un petit côté attachant. Elle sait ce qu'elle veut et n'abandonne pas. Elle va jusqu'au bout de ses projets et c'est ça qui la rend attachante. Au début, elle est assez agaçante avec tous ses préjugés de parisienne sur les provinciaux (et je dis ça en tant que "provinciale"). Puis, au fil de ses rencontres, elle change et c'est ça qui rend la lecture agréable : savoir jusqu'où elle va changer. Et dans le fond, je dois avouer que j'étais curieuse de savoir avec qui elle allait finir parmi tous les garçons qu'elle côtoie. Heureusement, toute l'histoire ne tourne pas qu'autour des affaires de coeur (et de cul) d'Iphigénie. Il y a aussi tout une histoire policière sur fond de poissons rares. Je n'en dirai pas plus pour ne pas vous spoiler mais c'est tout aussi amusant à découvrir.
En résumé, ce livre ne rentrera pas forcément dans le top 10 des livres à sauver en cas de fin du monde, mais pour moi il est dans le top 10 des livres à lire tranquillou bilou sur la plage (ou sous votre couette).