jeudi 9 novembre 2017

Déclic Mortel, de Anthony Horowitz

Déclic Mortel Horowitz


Titre original : Trigger Mortis

Résumé
À peine sorti de l'affaire Goldfinger, James Bond est propulsé dans une mission au rythme infernal.
Le contre-espionnage russe a en effet choisi de prouver sa supériorité technologique à l'occasion d'un Grand Prix automobile !
Sabotage et triche sont au programme, mais ce n'est là qu'une facette du dossier.
Car 007 découvre bientôt que le complot ourdi par les soviétiques concerne l'ordre mondial, et pas seulement celui des bolides sur la ligne de départ...

Mon avis
C'est le premier roman faisant intervenir James Bond que je lis. Je ne peux donc pas vous dire si le style d’écriture est fidèle à celle de Fleming ou non.
Même si je ne connais pas grand-chose en course automobile (et encore, je suis sympa), j’ai quand même décidé de me lancer dans cette histoire, faisant confiance à Horowitz. Connaissant un peu l’univers James Bond à travers les films, je n’ai pas été totalement perdue. Et je pense que même sans rien y connaître, on peut quand même entrer dans l’histoire, à condition d’aimer les romans d’espionnage.  Des rumeurs indiquant que les russes veulent tuer un pilote anglais lors d’une course automobile, James est envoyé sous couverture afin de le protéger. Ce n’est que sur place qu’il se rend compte qu’il ne s’agit pas seulement de gagner une course automobile mais que son affaire est beaucoup plus compliquée qu’il n’y parait…
J’ai bien aimé ce roman. Je ne vais pas dire qu’il s’agit de mon livre coup de cœur de l’année, mais à aucun moment je n’ai pensé à l’abandonner. Tout est bien rythmé et bien expliqué. On n’est pas largué jusqu’au moment des révélations finales. L’histoire s’inscrit bien dans la compétition existante entre les Etats-Unis et l’URSS lors de la Guerre Froide. La James Bond Girl est intéressante. Je ne vous dirai pas si c’est une « méchante » ou une « gentille » mais elle n’est pas juste une nana jouant de ses charmes pour arriver à ses fins. Malheureusement, je trouve qu’elle n’a pas assez été mise en avant. Je ne sais pas si c’est inhérent aux romans de Fleming ou si c’est un choix d'Horowitz, mais elle aurait gagné à avoir une histoire plus développée. Elle raconte sa vie sur seulement quelques pages, et j’aurai aimé en savoir plus sur elle. Mais bon, ce n’est pas trop grave car elle n’est pas potiche. Et rassurez-vous (ou pas), comme dans tous les films d’espionnages et/ou d’action, le grand méchant nous fait encore un graaaaaaaand monologue pour raconter sa vie son œuvre afin de justifier ses actions. Bon, d’accord, comme ça c’est plus simple pour comprendre le pourquoi du comment, mais je ne pense pas que dans la vraie vie, les gens fassent vraiment ça.

Autre
Comme je l’avais déjà dit pour La maison de soie, Horowitz ne s’est pas dit un jour en se levant « je ne sais pas quoi faire aujourd’hui, tient si j’écrivais un James Bond ». On lui a demandé de le faire, et les descendants de Fleming étaient d’accord avec ça. Horowitz a eu accès à des notes de Fleming pour écrire ce roman. Le début de l’histoire se base sur un court scénario intitulé Murder on Wheels que Ian Fleming avait écrit dans les années 1950 pour une série télévisée de James Bond (qui n’a jamais existé).

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