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mercredi 19 juin 2019

Hunger Games, de Suzanne Collins

hunger games suzanne collins

Titre original :  The Hunger Games

Résumé
Les Hunger Games ont commencé.
Le vainqueur deviendra riche et célèbre.
Les autres mourront...

Dans un futur sombre, sur les ruines des États-Unis, un jeu télévisé est créé pour contrôler le peuple par la terreur.
Douze garçons et douze filles tirés au sort participent à cette sinistre téléréalité, que tout le monde est forcé de regarder en direct. Une seule règle dans l'arène: survivre, à tout prix.

Quand sa petite sœur est appelée pour participer aux Hunger Games, Katniss n'hésite pas une seconde. Elle prend sa place, consciente du danger. À seize ans, Katniss a déjà été confrontée plusieurs fois à la mort. Chez elle, survivre est comme une seconde nature...

Mon avis
Ce n'est pas facile facile de passer après tout le monde. Mais bon, ayant adoré cette trilogie, je me dois de poster une chronique également. Je ne vais pas séparer les tomes, je vais donner un avis global sur les 3 livres, ce sera plus simple pour moi (et pour vous ?).

L'histoire se passe donc dans une Amérique en ruine. Le pays est divisé en 12 zones, 12 districts, plus la capitale. La misère règne dans la plupart de ces districts. Chacun à sa particularité : dans l'un on recueil le charbon, dans un autre on pèche ou dans un autre encore on élève des animaux. Les populations ne peuvent pas profiter réellement de ces spécificités car le fruit de leur travail est envoyé à la capitale, Le Capitol. Dans le 12ème district, district du charbon, vit Katniss, une jeune adolescente de 16 ans. Comme chaque année, ses chances d'être sélectionnée pour participer aux Hunger Games sont assez élevées, contrairement à celles de sa petite soeur qu'elle aime par-dessus tout. Alors quand celle-ci est tirée au sort, Katniss n'hésite pas et se porte volontaire à sa place. Elle sait qu'ils seront 24 jeunes dans l’arène, dont Peeta l'autre sélectionné du 12. Elle sait qu'ils seront 24 à s'entre-tuer jusqu'à ce qu'il n'en reste plus qu'un.

Les 3 tomes se font selon le point de vue de Katniss, ce qui nous permet de vivre les jeux en même temps qu'elle. On est avec elle quand sa soeur est sélectionnée et qu'elle prend sa place, on est avec elle dans l’arène, on vit ses doutes, ses joies, ses peines et surtout ses angoisses. Katniss est un personnage fort, loyal et courageux. Elle ne renonce jamais. Cependant, elle n'est jamais vraiment contente. Alors oui, elle ne va pas faire la danse de la joie, mais il faut quand même réussir à s'émerveiller de petites choses, alors qu'elle non. Elle semble comme éteinte, froide. Lors de ma première lecture, cela ne m'a pas dérangée, mais par la suite et connaissant les autres personnages, j'ai remarqué que c'était la seule qui s'apparentait le plus à un robot. Je ne dis pas que c'est un mal, car elle n'a vraiment pas une vie facile et n'a pas de raison de se comporter comme une licorne accro à la caféine mais quand même. Nuancer un peu son caractère aurait été bien. Les autres personnages sont plus en nuances. Ou au moins ils apparaissent plus nuancés aux yeux de Katniss.
Comme par exemple Peeta, son partenaire de district dans l'arène. De prime abord, il apparait comme quelqu'un de manipulateur aux yeux de Katniss. Elle n'arrive pas à le cerner ni même à deviner ses intentions. Et les choses se compliquent quand il avoue ses sentiments pour elle en direct à la télévision. Je dois reconnaitre que j'aime particulièrement Peeta, peut-être même plus que Gale l'ami d'enfance de Katniss (#TeamPeeta). Je le trouve extrêmement touchant. Il est fort, sincère, ne cache pas ses sentiments. Il assume pleinement son amour pour Katniss. Peu d'adolescent sont comme lui. Savoir qu'elle doit participer aux jeux lui a probablement brisé le coeur. Alors quand il est appelé lui aussi, il sait que pour sauver la fille qu'il aime, il devra mourir. C'est particulièrement horrible comme situation. Et quand commence le soulèvement, il est déchiré : lui aussi veut mettre un terme au système en place, soutenir Katniss même si elle joue avec ses sentiments, tout en marchant sur des oeufs pour ne pas mettre en danger sa propre famille. Katniss apparait plus égoïste car elle semble agir pour ses proches sans penser que ses camarades, comme Peeta, ont eux aussi des amis et une famille.

Hunger Games est une saga qui se lit d'une traite. Je devais me retenir pour ne pas terminer chaque tome en un après-midi. Ils sont captivants. Le troisième, de part sa structure est un peu plus lourd à lire, la première partie n'ayant que peu d'action et montrant surtout l'état de stress post-traumatique important dans lequel se trouve Katniss. Le style (enfin la traduction) est fluide, ce qui rend la lecture très agréable. Pour moi ce n'est pas une saga pour les enfants. Je pense qu'il vaut mieux attendre d'avoir 12-14 ans pour commencer à la lire. En effet, l'histoire est assez rude, bien plus que ce que l'on peut voir dans les films. Après je ne dis pas qu'un jeune enfant va être traumatisé, surtout s'il a vu les films, mais je préviens quand même que l'histoire est dure.

En conclusion, pour ceux qui ne connaissent pas encore, qui n'ont jamais pris le temps de se lancer, n'attendez plus, lisez !

Autre
Comme je le disais, la saga a été adaptée au cinéma, en 4 films (le dernier tome a été divisé en 2 parties).
Un prequel est annoncé pour 2020

mercredi 5 juin 2019

The book of Ivy, de Amy Engel

 The book of Ivy Amy Engel

Titre original : The book of Ivy

Résumé (du tome 1)
Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des États-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu.
Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera.
Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ?
À la fois histoire d’amour torturée, thriller psychologique et dystopie cruelle, The Book of Ivy vous entraîne dans un compte à rebours haletant dont vous ne sortirez pas indemnes.

Mon avis
J'ai entendu beaucoup de bien sur ce livre et lu énormément de critiques positives. Du coup, j'ai eu envie de me lancer, ne pouvant pas passer à côté.
Le style d'écriture est très fluide, le roman se lit très rapidement (de mémoire, en deux jours, j'avais fini).

Dans un monde post-apocalyptique, des survivants ont réussi à se reconstruire dans une petite ville, deux familles se sont affrontées pour le pouvoir. L'histoire est celle d'Ivy. Elle est la descendante de la famille ayant perdu la lutte. Elle doit épouser Bishop, fils du maire, descendant de ceux ayant gagné le pouvoir. Même si elle ne veut pas de ce mariage, elle sait qu'elle doit le faire, pour sa famille. Elle a en effet une mission : tuer Bishop afin que son père (à elle) puisse enfin reprendre le pouvoir. Mais va-t-elle réussir à aller jusqu'au bout ?

Je dois avouer que je suis assez mitigée sur ma lecture. Je m'attendais à découvrir quelque chose de merveilleux et pourtant j'ai eu l'impression que tout était du déjà vu. Univers dystopique dans lequel les mariages sont arrangés et où tout contrevenant à la loi est expulsé (synonyme de mort). Seule chose inédite : dans ce mariage arrangé, une des personnes doit tuer l'autre. Mais sinon, rien de bien nouveau. Le père de Bishop est assez nuancé. On voit que les choix du maire ne sont pas parfaits et que sa façon de gérer la ville est loin d'être idéale (les femmes sont priées de faire des enfants, vite et beaucoup). Cependant j'ai eu l'impression qu'il faisait vraiment du mieux qu'il peut. C'est pour moi un personnage très intéressant. Contrairement à sa soeur, Ivy est présentée comme une jeune femme forte, déterminée et qui arrive à prendre du recul sur ce qu'on lui dit. Elle est une combattante, non pas dans le sens physique du terme, mais plus dans le sens psychologique. Elle veut se faire son propre avis et ne pas croire tout ce que peut lui raconter son père. Sa soeur est présentée un peu comme une sociopathe. Elle fera tout pour obéir à son père et pour prendre le pouvoir. Elle peut être à la fois très douce et rassurante et à la fois cruelle et manipulatrice. Au final, il ne se passe pas grand chose dans cette histoire. Ivy se marie, apprend à vivre avec Bishop comme un couple, tout en ne le laissant pas la toucher, espionne pour le compte de son père. Il n'y a pas vraiment d'action. Je trouve ça dommage qu'on en finisse encore une fois à une histoire d'amour. Encore une. C'était inévitable. J'aurais aimé une forte histoire d'amitié. Ivy le dit elle-même, elle n'a jamais eu d'ami. Alors une histoire d'amitié aurait pu donner plus de profondeur à l'histoire. Ce roman est en partie une critique du mariage arrangé et de la position de la femme dans celui-ci. C'est dommage qu'une femme qui le dénonce finisse par éprouver finalement des sentiments pour son mari. C'était tellement prévisible. C'est ce qu'on voit dans toutes les dystopies actuelles. Bishop aurait pu gagner à être plus développé. Au final, on sait juste que c'est un gentil garçon, qu'il a manqué d'amour en grandissant et qu'il n'est pas d'accord avec toutes les décisions et toutes les lois de son père. Quitte à devoir être tué, autant le développer plus, pour qu'on s'attache à lui pour enfoncer encore plus le clou du potentiel dramatique d'un éventuel meurtre. Seule la fin peut réellement surprendre et donne envie de connaitre la suite.

Pour conclure, même si l'histoire en elle-même est très bien, je suis assez déçue de ne pas avoir pu lire quelque chose de plus original et de moins déjà-vu.

mercredi 22 mai 2019

Tu devras choisir, de Samantha King

Tu devras choisir Samatha King


Titre original : The Choice

Résumé
Ce jour-là, Aiden et Annabel s’apprêtent à fêter leur dixième anniversaire quand on sonne à la porte. C’est un homme, le visage masqué, une arme à la main. Il menace les enfants et force Madeleine, leur mère, à faire un choix impossible : lequel de ses deux jumeaux va vivre, lequel va mourir ?
Quelques semaines après le drame, Madeleine se réveille à l’hôpital. Elle n’a que des bribes de souvenirs de ce jour terrible. Deux tirs de revolver. Elle qui rampe dans l’herbe. Et du sang, beaucoup de sang.
Peu à peu, Madeleine tente de reconstituer le fil des événements. Et si le tueur ne s’en était pas pris à sa famille par hasard ? En exhumant les secrets de ceux qu’elle croyait connaître, elle comprend aussi que la menace est toujours là. Plus que jamais.

Mon avis
C'est sur les conseils de France Loisir que j'ai choisi ce livre ("Vous avez le droit à un livre gratuit, tenez je vous conseille celui-ci"). Il était posé sur mes étagères depuis un moment, donc j'ai enfin décidé de me lancer dedans.
Ce livre s'articule en 4 parties assez bien agencées mais assez différentes dans leur structure d'écriture. La première est assez flou comme si nous vivions nous aussi dans un stress post-traumatique. Il faut savoir que tout est fait du point de vue de Madeleine. On y vit sa tristesse, sa douleur et surtout sa honte d'avoir dû choisir entre ses deux enfants. Elle a dû choisir entre ses deux enfants. Et quel choix cruel entre le doux et timide Aiden et la dynamique et indépendante Annabel. Sa fille ou son fils ?
Par la suite, on va suivre ses doutes. Qui a bien pu la viser ainsi. Pourquoi elle ? La deuxième partie nous permet de comprendre l'écriture de la première. Les parties trois et quatre s'enchainent assez rapidement et sont dans la continuité de la deuxième. La quatrième est relativement courte, il s'agit surtout du dénouement.

J'ai beaucoup aimé ce roman. L'identité du tueur est cependant assez prévisible, le choix étant restreint. Pour un premier roman, l'auteure maitrise à la perfection les règles du thriller psychologique. Est-ce dû à son passé d'éditrice ou est-ce un talent naturel ? Mystère !
La première partie, bien qu'angoissante, est assez difficile à suivre. Les autres sont beaucoup plus fluides, donc plus agréable à lire. Il y a très peu d'action, tout tient dans la psychologie des personnages. Le résumé promet une histoire assez originale car il faut être sacrément tordu pour obliger une mère à choisir entre ses enfants, à choisir qui vivra et qui sera tué devant ses yeux. Le point fort de l'histoire est que Madeleine n'a aucun souvenir de ce qu'il s'est réellement passé. C'est à travers les événements antérieurs à l'accident, en revivant sa vie qu'elle va essayer d'expliquer cette journée terrible : sa rencontre avec son mari, ses relations avec sa belle-famille, ses amis et surtout sa vie de famille. Je dois avouer que certains passages sont assez malaisants, parfois au point de me faire refermer le livre pour faire une pause. Contrairement à ce que tout le monde pourrait penser, sa vie n'était pas si idyllique que ça. Je trouve dommage que Madeleine ait un caractère aussi effacé. On découvre qu'elle a du répondant, mais qu'elle n'ose pas vraiment se lancer. Au fil du récit, on voit qu'elle s'améliore, malgré ses doutes et sa peur. Rien ne lui est vraiment épargné, ce qui la fait gagner en force. La fin, hormis l'identité de l'homme masqué, est surprenante.
Annabel n'est pas morte. C'est son inconscient qui lui fait croire cela à cause des critiques infondées de son mari. Plutôt que de choisir, Madeleine à préférer s'interposer pour laisser une chance à ses enfants de s'enfuir


Au final, je dirai que je conseille ce livre aux amateurs de thrillers psychologiques. Si vous préférez les thrillers plein d'action, vous risquez de vous ennuyer un peu.

mercredi 1 mai 2019

La Maison assassinée, de Pierre Magnan


la maison assassinée pierre magnan


Résumé
Au début du siècle, cinq personnes sont massacrées à coup de couteau dans une auberge de Haute-Provence. En 1920, un survivant croit découvrir les coupables, mais deux d'entre eux, un nouveau riche et le propriétaire d'un moulin à huile, sont assassinés à leur tour avant que Séraphin Monge ait pu accomplir sa vengeance. Le justicier Monge entreprend alors de démolir la maison maudite de fond en comble...

Mon avis
J'avais vu le film il y a très longtemps. Mes parents m'avaient dit "Tiens Lu', regarde, c'est un chouette film, il fait peur" et m'avaient laissée seule devant. Je ne me rappelle absolument pas si j'ai eu peur, juste que j'étais une vraie trouillarde à l'époque. Bravo les parents !
Il y a quelques temps, je faisais une brocante avec juste pour idée "je regarde". Donc évidemment, j'ai acheté des livres, dont celui-ci. J'avais totalement oublié que le film avait été adapté d'un livre (ou sinon je ne l'ai jamais su) donc j'ai sauté sur l'occasion.
Je dois dire que je suis assez mitigée sur ma lecture. En soit, l'histoire et le scénario sont très bien, mais plusieurs points m'ont bloquée.
Premièrement, par rapport au résumé : il n'est pas concordant avec la trame de l'histoire. En effet, dans l'ordre, Séraphin revient au village, apprend que ses parents ont été assassinés, démoli sa maison et seulement après il découvre les coupables. La maison est presque totalement rasée à ce moment-là. Il y a donc environ deux tiers du livre où il ne se passe pas grand-chose, à part Séraphin qui démolit sa maison, deux filles qui lui tournent autour et les villageois qui ont peur de lui. Le deuxième point qui me bloque, c'est le style d'écriture de Magnan. Je ne sais pas si son style était vraiment vieillot pour un livre paru au début des années 80. Il a peut-être voulu coller à l'époque du récit, dans les années 20. L'écriture est un mélange de français vieillot, de patois provençal et de patois du Champsaur. Pas évident donc. Je ne connaissais pas certains mots mais avec le contexte ça allait. C'était donc parfois un peu lourd à lire, entre les prénoms peu commun (Oui, Didon, c'est de toi que je parle), les surnoms et les expressions. Et pour finir, il y avait par moment de longs paragraphes de description de paysage ou des sentiments de personnages, ça coupait un peu le rythme.
Passons aux points positifs ! L'histoire en elle-même ! Par une nuit d'orage, toute une famille massacrée, hormis un nourrisson de trois semaines. Pourquoi lui-seul a été épargné ? Mystère. Et pourquoi cette famille ? Quel était le mobile ? Pourquoi les trois personnes arrêtées, jugées et guillotinées ont toujours clamé leur innocence ? Étaient-elles juste des coupables idéaux ? Plus on avance dans le récit plus on a de réponses, et ce, jusqu'à la toute fin. Des témoins qui s'étaient tus à l'époque apportent tour à tour leur version du meurtre. J'ai trouvé Séraphin aurait pu être plus abouti. En effet, il n'est habité que par la colère (ce qui peut se comprendre). Et alors que les plus belles filles du village se jettent dans ses bras, il ne peut les aimer car il est hanté par le fantôme de sa mère. Je pense que lui faire éprouver de nouveaux sentiments auraient pu lui faire gagner en profondeur sans pour autant le dénaturer et l'éloigner de sa quête de vengeance et de justice. Fabrice, en revanche, est je trouve plus abouti. En effet, quand on le découvre, lui la gueule cassée, il est assez amer. La guerre l'a privé de la moitié de son visage, les gens ont peur de lui et son père, qu'il méprise, n'ose plus le regarder. Et pourtant, il cherche à se lier d'amitié avec Séraphin et connait ouvre son cœur à la seule fille qui l'approche sans peur. C'est juste dommage que le personnage principal ne connaisse aucune évolution.

En conclusion : une histoire originale et prenante, malgré quelques longueurs et un style assez vieillot.

Autre
Comme je l'ai déjà dit, le livre a été adapté au cinéma, avec Patrick Bruel dans le rôle principal.
Il y a eu une suite au roman : Le Mystère de Séraphin Monge.

mercredi 3 avril 2019

Les Murmures du lac, de Karine Lebert

les murmures du lac karine lebert


Résumé
20 ans après son départ soudain, Isaure est de retour en Vendée. Mais au moment de retrouver sa sœur jumelle Lucille, elle assiste impuissante à l’accident de moto qui propulse celle-ci dans le lac du Jaunay. Incapable de la sauver, Isaure prend une folle décision : prendre la place de sa sœur, le temps de récupérer sa fortune. Mais une surprise attend Isaure dans la demeure familiale de l’île d’Yeu : Lucille laisse derrière elle Noé, un nourrisson…
Malgré la crainte d’être à tout moment démasquée, Isaure se fond dans la vie de sa jumelle. Le destin n’a pas toujours été tendre avec elle, lui offrirait-il une seconde chance ?

Mon avis
On entre tout de suite dans l'histoire car dès le prologue, on assiste à la mort de Lucille et à la décision d'Isaure de prendre sa place.
Ce n'est pas la première fois que je lis une histoire sur des jumelles qui inversent leur place (cf The Lying Game et Tu es moi). Je n'ai hélas pas pu m'empêcher des les comparer entre eux, ce qui m'a un peu gâché ma lecture. Je crois qu'en fait je n'ai ressenti aucune affinité pour Isaure et pour Lucille à travers elle et ses souvenirs. Le caractère de Lucille était tellement exagéré que je n'ai pas réussi à avoir de la peine pour Isaure. En effet, Lucille est présentée comme une perverse manipulatrice, qui aime être au centre de l'attention, quitte à piétiner sa jumelle. Elle est la préférée de ses parents, s'accapare le peu d'amis que peut avoir Isaure. J'ai du mal à voir comment une mère peut préférer une de ses jumelles à l'autre en toute occasion et comment aucun enfant ne peut rester avec Isaure. Et même adulte, Lucille ne semble pas s'être assagie. On peut le découvrir à travers le point de vue de certains personnages. Par moment, je me suis demandée si elle souffrait de l'absence de sa jumelle, mais c'est tellement peu clair que je ne peux rien affirmer. A priori je dirais que non. Isaure quant à elle est l'exact contraire de sa soeur : effacée et limite soumise. Elle n'a jamais osé se rebeller. Sa seule échappatoire était la peinture, art dans lequel sa soeur n'avait aucun talent. Et pourtant, elle n'hésite pas à prendre la place de cette soeur qu'elle n'aime pas, cette soeur si différente d'elle et qui a ruiné son enfance. Pour de l'argent. Ce qui m'a également dérangé, c'est qu'Isaure semble tomber amoureuse des hommes qui ont compté dans la vie de Lucille : le père de son enfant et son amant. A croire qu'elle n'arrive toujours pas à avoir sa propre vie et qu'elle vit à travers sa soeur.
L'histoire s'articule en plusieurs parties, chacune couvrant une période de la nouvelle vie d'Isaure : immédiatement après la mort de sa soeur, quelques semaines après... Certaines périodes ne se font que du point de vue d'Isaure, d'autres du point de vue d'autres personnages. C'est assez intéressant, car on peut voir si Isaure est convaincante ou si des membres de son nouvel entourage ont des doutes. Mais l'histoire traine en longueur. J'attendais régulièrement un rebondissement qui ne venait que rarement mais qui au moins relançait mon intérêt pour le roman.
L'idée de départ était bien, mais Karine Lebert n'a pas su l'exploiter à fond. Certains éléments importants ne sont apportés qu'à la fin. Mis en avant dès le début, l'histoire aurait pu être différente et lancer dès le départ une question importante : Isaure n'ayant pas tué sa soeur et donc ne cherchant en aucun cas à lui faire du mal en prenant sa place, peut-elle être réellement considérée comme une criminelle ?

En conclusion, je dirai que j'ai un avis assez mitigé sur Les Murmures du lac. L'histoire de base était bien, mais elle a été mal exploitée. Le récit souffre de lenteurs, heureusement coupées par des rebondissements et des sauts dans le temps. Cependant, si j'oublie les autres romans sur le même thème déjà lus, l'histoire est très bien. Il faut juste que j'arrête de comparer.

mercredi 20 mars 2019

In the After, de Demitria Lunetta

In the after demitria lunetta


Titre original : In the After

Résumé (du tome 1)
Ils entendent le plus léger des bruits de pas…
Ils sont plus rapides que le plus dangereux des prédateurs…
Et leur traque ne prendra fin qu’à votre dernier souffle !

Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. À l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper… mais pour combien de temps ?

Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !


Mon avis
Cette saga, en deux tomes, débute bien. Enfin, à condition d'aimer les séries apocalyptiques du style The Walking Dead. En effet, la grande majorité de la population mondiale a été décimée, non pas par des zombis, mais par des extra-terrestres mangeurs d'hommes.
L'histoire est celle d'Amy, adolescente ayant survécu à la fin du monde grâce à la paranoïa de sa mère qui a entièrement protégé sa maison et le côté écolo de son père qui a installé des collecteurs d'eau de pluie et un potager sur le toit. Tous deux sont morts, mais grâce à eux, Amy est en sécurité et peut survivre dans cette maison autonome.
Avant Amy avait la vie d'une ado normale : en conflit perpétuel avec ses parents qu'elle trouvait ringards, elle passait son temps avec ses amis, elle était accro à son téléphone, à ses livres, elle voulait passer son permis... Maintenant, elle n'a qu'une seule motivation : survivre jusqu'au lendemain.
Dans sa nouvelle vie, elle accompagnée de Baby, une jeune orpheline qu'elle a recueillie. Toutes deux sont très fusionnelles et communiquent ensembles par une version du langage des signes qu'elles ont inventé. En effet, le moindre bruit attire les créatures à l'extérieur, alors parler, chanter voire même murmurer peut s'avérer fatal. Leur relation a quelque chose de vraiment très touchant. Même si elles ne sont pas liées par le sang, elles sont de véritables sœurs.
Le roman est structuré en trois parties, la première étant la mise en place de l'histoire et nous montre comment le peu de survivants arrivent à s'organiser pour survivre. Cette partie est appréciable, mais ayant trop vu de séries/films d'apocalypse zombies, je n'ai pas eu l'impression de découvrir un tout nouvel univers. Il faut fuir, se cacher, trouver un lieu sécuriser et se méfier des autres.
Les parties deux et trois en revanches sont intéressantes et poussent à continuer la lecture car elles se déroulent sur deux timelines en parallèle. Une dans le présent d'Amy et une autre sur son futur relativement proche. Il m'était presque impossible de lâcher le livre car d'une part je voulais savoir comment le présent allait rejoindre le futur et comment le futur allait se terminer.
Et dans tout ça, de grandes questions se posent : qui sont ces extraterrestres ? D'où viennent-ils ? Quel est leur but hormis se nourrir ? D'où vient Baby, et comment à son âge, a-t-elle pu survivre toute seule ? 
L'histoire s'achève sur un cliffhanger assez prenant et donne envie d'enchainer immédiatement avec la suite de l'histoire.




Tome 2 (In the End)
 L'histoire reprend trois mois après la fin du tome 1. Amy est de nouveau sur les routes, loin de l’abri des « murs » de New Hope. Elle n’a pas eu d’autres choix que de partir. Mais quand elle apprend que Baby est en danger, elle va alors chercher toute l’aide qu’elle pourra, quitte à se mettre elle-même en danger.

Je crois que j’ai préféré ce deuxième tome, car il fait un peu plus mature et on y voit plus le côté sombre de l’Homme et jusqu’où il est prêt à aller pour assurer sa survie sans pour autant renoncer à sa soif de pouvoir. La comparaison New Hope/Fort Black est assez violente. D’un côté, on a un havre de paix, du moins en apparence où l’ordre règne. De l’autre côté, Fort Black, un endroit où les règles n’existent pas et où la loi du plus fort s’impose. A mon sens, les deux endroits sont aussi dangereux l’un que l’autre. Ce tome explore plus la psychologie des personnages et leur motivation, ce qui le rend plus profond. On y découvre de nouveaux personnages, pour la plupart vraiment attachant. Les actions se suivent en rythme sans vraiment nous laisser le temps de souffler, si bien qu'à un chapitre de la fin, on se demande comment le tout peut finir.

Cependant, j'ai quelques critiques négatives à faire. Tout d'abord il y a toute une histoire entre Amy et un prisonnier qui veut la tuer juste parce qu'elle l'a battue. D'accord le gars est un pervers psychopathe, mais au final, il n’apporte rien à part montrer encore une fois à quel point Amy est forte. On avait déjà compris. De plus, j'ai eu l'impression que la plupart des "adultes" et des scientifiques sont présentés comme des pourris. Qu'il y en ait quelques uns, je ne dis pas, mais là tous semblent chercher uniquement le pouvoir et à cacher les secrets les plus terribles. A croire qu'il n'y a plus que les enfants/les ados de bons sur la planète. Et pour finir, la fin. Elle arrive trop rapidement et nous laisse sur notre faim. Je m'attendais à un grand combat, une révolution, mais non. Pour moi, il aurait fallut un ou deux chapitres de plus pour conclure, ou à la limite un épilogue, mais là j'ai eu l'impression que le tout retombait comme un soufflé, et je me suis dit "tout ça pour ça".

En résumé, ce deuxième tome a gagné en style d'écriture et en maturité, mais cependant l'auteure s'est parfois un peu éparpillée et a totalement baclé la fin. On a pu avoir des réponses aux questions principales que l'on pouvait se poser, mais des questions secondaires restent sans réponse et je n'aime pas rester sur ma faim.





J'ai commencé cette saga un peu par hasard. Elle était dans ma PAL et c'était à son tour d'être lue. J'ai bien aimé, mais je pense que j'aurais peut-être plus apprécié si je n'avais pas déjà lu plusieurs dystopies ou si je n'avais jamais vu/lu The Walking Dead. Cette saga s'adresse plus à des ados qu'à des adultes.
Pour conclure, je dirai que cette saga pour moi n'entrera pas dans la annales. Elle mérite d'être lue pour les fans de survivals, mais on ne peut pas dire qu'elle s'ancre dans les meilleures sagas dystopiques du moment, ce qui est dommage car l'idée de départ était assez bonne.

mercredi 6 mars 2019

Une proie si facile, de Laura Marshall

Une proie si facile Laura Marshall


Titre original : Friend Request

Résumé
Maria Weston demande à devenir ton amie.
Et si c'était ça, l'origine de tous les problèmes ?
Au collège, déjà, Maria Weston cherchait désespérément à être admise dans le cercle très fermé des filles les plus populaires de l'école. Mais les rumeurs précédant son arrivée en cours d'année avaient ruiné tous ses espoirs d'y parvenir. Pire encore, elle était devenue la victime facile de leurs manigances. Quand Louise reçoit un jour une demande d'ajout d'ami émanant du compte Facebook de Maria, elle est horrifiée... Car Maria Weston est morte vingt-cinq ans plus tôt.
Alors que Louise a mis des années à enfouir le souvenir de cette fille tout au fond d'elle-même, l'invitation et les messages inquiétants qui s'ensuivent font d'un coup resurgir le passé. Tout comme le secret de Louise, si intimement lié à la disparition de sa camarade.
Un secret qui, révélé au grand jour, pourrait bien détruire sa vie

Mon avis
Un beau jour, trainant dans une librairie en cherche d'inspiration, je suis tombée sur la couverture de ce livre, à la fois sobre et sombre. Au moment de m'en saisir, une charmante vendeuse m'en vante les mérites et le résumé me plait. Couverture intrigante + vendeuse + résumé, le trio gagnant, me voilà en possession d'un nouveau livre.
L'histoire est toute simple : un jour Louise, reçoit une nouvelle demande d'ami sur facebook. Il s'agit de Maria Weston, une de ses anciennes camarades de lycée. Jusque là, rien d'inquiétant. Sauf que Maria est morte, voilà 25 ans. Intriguée, Louise accepte la demande, mais très vite, elle est harcelée par Maria.
Qui se cache derrière ce pseudo ? Pourquoi ce ne serait pas Maria elle-même, étant donné que son corps n'a jamais été retrouvé ?

L'action de l'histoire démarre très rapidement. Suivant les péripéties du point du vue de Louise, on est tout de suite happé dans le roman. On subit ses doutes, ses craintes et surtout toute sa culpabilité. En effet,  Louise avait une adolescence compliquée. Elle voulait être aimée, être populaire, et pour être acceptée dans un groupe de filles qui l'étaient, elle s'est mise comme ses "amies" à harceler Maria, alors qu'elle n'a jamais rien eu à lui reprocher, elle l'appréciait même. Louise ne peut s'empêcher de se reprocher la mort de Maria, même si la police a conclu à l'époque à un accident. Le principal de l’intrigue se fait en temps réel, à partir du moment où Louise reçoit l'invitation, mais il y a quelques chapitres insérés retraçant 1989, la dernière année de Maria et surtout sa toute dernière soirée, au bal de promo.
Louise est un personnage intéressant dans la mesure où elle est à la fois victime et bourreau. Elle a fait subir et maintenant elle subit. Mais aujourd'hui, Louise a peur pour elle, que la police sache qu'à l'époque elle n'a pas tout dit sur la disparition de Maria, peur pour son fils qui est également la cible des messages qu'elle reçoit. Elle a vécu 25 ans dans le mensonge, elle a peur que la vérité éclate.
Louise va mener une sorte d'enquête auprès de ses anciennes amies pour savoir si elles aussi subissent ce harcèlement et surtout pour savoir qui peut bien se cacher derrière tous ces messages. Qui est cette personne qui semble la suivre à la trace ? Elle est toute seule car elle ne peut pas en parler à la police, ni à ses amis actuels qui ne sont pas au courant de sa vie lycéenne. Une des rares personnes à tout savoir sur sa vie et avec qui elle n'a pas coupé le contact après le lycée est son ex-mari, mais étant donné leurs rapports houleux, elle préfère se taire, subir et essayer de comprendre.
Louise à un moment soulève un point important et je dois dire que je me suis posée la même question : jusqu'où les filles, avec les moyens actuels (téléphones portables, internet, réseaux sociaux...) seraient allées dans leur acharnement sur Maria ?

J'ai beaucoup aimé ce roman, car aucun des personnages principaux n'est tout blanc. Il n'y a pas de valeureux chevalier au cœur pur ni de princesse délicate. Ce sont des gens normaux, comme vous et moi, avec leurs casseroles. C'est une histoire actuelle, hélas assez classique. Le harcèlement scolaire a toujours existé, et existera encore longtemps. On découvre à travers ce roman la vie d'une ancienne harceleuse qui vit sa vie en portant ce poids sur ses épaules. Autre point intéressant, ce roman nous montre que quelque soit la personne qu'on était au lycée, tout change après. Ce n'est pas parce qu'on était populaire que l'on peut mener après une belle vie et inversement.

Seul petit bémol, au tout début, des personnages sont évoqués sans qu'on sache réellement qui ils sont, et il faut attendre un petit peu (2-3 pages) pour le savoir. Après, c'est assez logique, quand je pense à une personne ne je me dis pas "Machine, ma collègue de bureau qui habite à 800m de chez moi" mais juste Machine. J'étais un peu déroutée au début, mais comme il n'y a pas énormément de personnages importants, j'ai vite pris mes marques.

dimanche 2 septembre 2018

La dernière fille, de Riley Sager

la dernière fille Riley Sager


Titre original : Final Girls

Résumé
La « Dernière Fille » : terme hollywoodien pour désigner la survivante d’un film d’horreur, forcément jeune et sexy. Quincy est l’une de ces filles… mais pas au cinéma. Il y a dix ans, alors que cinq de ses amis sont sauvagement assassinés, elle est sauvée in extremis par Coop, un policier en patrouille. Depuis, Quincy s’est construit une vie heureuse, mais cette nuit-là reste un trou noir dans sa mémoire.

Pour la presse, elles sont trois à faire partie du club des « Dernières Filles » : Lisa qui a vu mourir neuf de ses camarades d’université et Samantha, qui a survécu à la tuerie du motel où elle travaillait pour payer ses études. Jamais elles ne s’étaient rencontrées. Mais à l’annonce du suicide de Lisa, Samantha se présente à la porte de Quincy. Un ouragan qui fait voler sa vie en éclats et s’effondrer bien des certitudes. Et si l’heure de la vérité avait enfin sonné ?

Mon avis
Déjà de base, j'aime beaucoup les films où une bande de jeunes se réunissent dans un endroit isolé et tous sont massacrés jusqu'aux derniers et un seul survit (parfois deux, parfois zéro et là c'est le traumatisme). Je flippe la moitié du temps mais j'aime quand même.
Là le livre propose l'après. La vie d'une fille ayant survécu au massacre. Une dernière fille.
Aux États-Unis, seules trois dernières filles sont en vie. Quand l'une d'elle, pourtant la plus forte, se suicide, les deux autres se réunissent pour la première fois. Quincy, dont on suit l'histoire, a échappé au massacre de Pine Cottage où tous ses amis sont morts. Sam a échappé à un massacre dans un motel. Après cela, elle a fui et s'est cachée afin de se faire oublier. Alors quand elle retrouve Quincy, tout va changer. Est-ce qu'elle cherche vraiment à voir comment son "amie" va ? Ou est-ce qu'elle cherche autre chose ? Pourquoi questionne-t-elle sans cesse Quincy sur la nuit de Pine Cottage alors que celle-ci soutient avoir tout oublier ? Est-ce que Quincy a vraiment dit toute la vérité sur ce qu'il s'est passé cette fameuse nuit ?

Le livre s'articule (pour moi) en deux parties.  Une première où le décor est planté. Tous les personnes sont introduits et tournent dans le monde de Quincy. Puis après un rebondissement (plus ou moins prévisible), tout s'accélère, des vérités éclatent, des secrets oubliés remontent à la surface. La deuxième partie est donc beaucoup plus palpitante que la première qui n'a pourtant rien à jeter. Tout au long du récit, tous les 4 ou 5 chapitres environ, une partie de la soirée du massacre de Pine Cottage est décrite. Plus psychologique que policier, ce thriller nous transporte dans la lutte de Quincy pour mener une vie normale et cette nuit où tous ses amis sont morts.

J'ai bien aimé ce roman. Il se lit facilement, tout est bien amené, jusqu'à la fin. Je regrette juste que tout s'accélère vraiment sur les derniers chapitres, parfois un peu trop vite. Je n'aurais dit non à un ou deux chapitres en plus sur la tuerie et sa suite directe. A part cela, je n'ai pas vraiment de reproche à faire. Encore une chouette découverte !

mercredi 22 août 2018

La Cage, de Floryane Chaix


cage floryane chaix


Résumé
Quand Mana se réveille, elle comprend qu'elle est prise au piège, loin de chez elle.
Avec l'aide de son ami Logan, elle va tout faire pour sortir de cet endroit mystérieux qui semblent destiné à tester des jeunes adultes et des adolescents dans des situations complexes et extrêmes.
Entourée de ses amis, les Sans-Couleurs, le groupe de Mana va essayer de comprendre ce qu'ils font ici et quel est le but de ce lieu.
Mais à qui faire confiance ? Quel lien Mana entretient-elle avec Dirck, le mystérieux instigateur de cette opération ?
Et pourquoi personne ne semble bien pressé de partir ?
Dans cette atmosphère où chacun lutte pour sa vie et ses objectifs à chaque instant, les héros ne sont pas toujours ceux qu'on imagine et le passé de Mana pourrait bien nous réserver des surprises.


Mon avis
Je ne sais pas très bien par où commencer... Bon !
Alors, pour un premier roman, c'est assez bien réussi. L'histoire est bien menée et bien rythmée. Le fait que toute l'action se déroule sur une île augmente le suspens car il n'y a aucune échappatoire. L'histoire s’étale sur une grosse année donc on peut bien suivre l'évolution des personnages.
Tout commence quand Mana se réveille sur l'île, au milieu de nulle part. Dès le départ, elle semble savoir pourquoi elle a été enlevée et amenée sur cette île. En fait, tout le monde sait pourquoi ils se retrouvent sur une île, à devoir affronter des épreuves et leur rôle dans celles-ci. Tout le monde sait, sauf le lecteur. On ne le découvre qu'au fur et à mesure de l'histoire. C'est parfois compliqué de s'y retrouver du coup et de devoir attendre les réponses à nos questions. Je pense que du coup je vais le relire en ayant cette fois toutes les cartes en mains.
Les personnages sont bien définis, il n'y en a pas un plus effacé que les autres. Tous apportent quelque chose au groupe. Certains, comme Logan, sont plus attachant que d'autres (oui Mana, je parle de toi. Tu es l’héroïne de ce roman, mais parfois t'es reloue...). Contrairement à énormément de romans dystopiques récents, les personnages ne sont pas des ados mais de jeunes adultes, donc j'ai pu facilement m'assimiler à eux. Parce que mine de rien, je vieillis moi aussi et je ne suis plus une ado (je ne suis pas retraitée non plus, faut pas pousser).
Après je pense aussi que le roman à quelques faiblesses. Comme je l'ai déjà dit, c'est parfois un peu compliqué de se retrouver dans l'intrigue. Je pense que l'auteure avait une vision d'ensemble en écrivant, mais le lecteur lui ne l'a pas. Ensuite il y a quelques fautes de grammaire et des coquilles : parfois un personnage non présent sur les lieux intervient dans la conversation avant de disparaitre et il a fallut que je relise plusieurs fois ces passages pour comprendre. Et sinon, il y a un "malgré que" qui se balade et c'est pas bien :(

Au final, pour un premier roman, c'est assez bien réussi. Une suite est en projet donc j'ai assez hâte de voir comment tout se finit. J'ai acheté ce livre au herofestival de Grenoble et j'ai eu la chance de pouvoir discuter un peu avec Floryane. C'est une chouette fille, très accessible, avec qui j'ai pu parler de son livre et le faire dédicacer (avant qu'on s'échange des idées de lecture hihi). (si tu passes par là Floryane, c'est moi la grande perche qui t'a conseillé la série Inaccessible. J'étais accompagnée d'une autre grande perche avec qui on a discuté de la série La Passe-Miroir). Elle m'a dit qu'elle aimait les romans dystopiques mais qu'elle trouvait dommage comme le monde avait dégénéré et qu'à travers ses romans, elle voulait décrire cela. Sa duologie sera donc tout un univers pré-dystopique et je dois dire que je suis assez curieuse de savoir ce que ça peut donner.

mercredi 10 mai 2017

Le Comte de Monte-Cristo, d'Alexandre Dumas

monte-cristo dumas


Résumé
« Attendre et espérer », voilà toute la sagesse d'Edmond Dantès. Fier marin sur le point d'être nommé capitaine et d'épouser sa bien-aimée, Mercédès, il est arrêté. Dénoncé comme bonapartiste il est enfermé au château d'If et attendra quatorze ans sa délivrance et sa vengeance. Elle sera terrible. Edmond Dantès est devenu riche et titré. Son vieux compagnon de cellule, l'abbé Faria, en lui révélant son secret, l'a fait comte de Monte-Cristo. Après sa spectaculaire évasion, les fortunes se font et se défont au gré de son implacable volonté. 

 Mon avis
Pour commencer, il faut savoir que c'est un véritable pavé à lire. Mais il ne faut pas se décourager.
Dantès était un brave petit gars au début. Il s'occupait comme il pouvait de son pauvre père et allait enfin pouvoir épouser Mercédès. Alors que la chance lui souriait, la jalousie et la bêtise des hommes l'ont atteint en plein vol. Danglars et Fernand, l'un voulait son nouveau poste de capitaine et l'autre souhaitant épouser Mercédès, complotent afin de le faire passer pour un Bonapartiste. Carderousse, rendu ivre par ces deux hommes, les aidera bien malgré lui et ne les dénoncera pas par lâcheté. Puis, Villefort condamnera Dantès tout en sachant qu'il est innocent pour assouvir ses ambitions et protéger son père. Le pauvre Dantès se retrouve alors emprisonné. 
Il parvint cependant à s'échapper et devient comte de Monte-Cristo. Vient alors le temps de la vengeance. Il va chercher à punir d'une façon ou d'une autre les hommes ayant contribué à détruire sa vie. Il prend son temps, apprend de ses ennemis afin de les frapper là où ce sera le plus douloureux. Cette vengeance viendra donc des dizaines d'années après son enfermement, mais après tout, ne dit-on pas que la vengeance est un plat qui se mange froid ? Cependant, en assouvissant sa vengeance, Dantès sera parfois pris de remords.
En effet, il est horrifié par certains actes de M'dame Villefort ne pensant pas qu'elle irait jusque là et il épargne Danglars. Danglars est le seul à "bien" s'en sortir (et encore, tout est relatif) car Fernand et Carderousse sont morts et Villefort est devenu fou.
Si j'ai un reproche à faire au roman, c'est qu'on finit par se perdre dans toutes les intrigues. Jusqu'à l'évasion de Dantès, tout est simple. En revanche, après, une multitude d'intrigues sont développées et j'avais tendance à m'y perdre. On perdait de vue l'histoire de Dantès et on s'éloignait du premier arc narratif. Après, je me doutais bien qu'il y avait une bonne raison au développement de ses intrigues, mais sur le coup, ça me bloquait un peu. Mais au final, toutes ses intrigues ont leur propre fin et on comprend tout. Mais c'est long.

En conclusion, je dirai que c'est un grand classique qu'il faut avoir lu au moins une fois dans sa vie. Il ne faut pas avoir peur du style d'écriture (qui a vieilli, on ne va pas se mentir) et de la taille du roman. Il s'agit d'une des vengeances les plus connues.

Autre
Il y a eu moult adaptations au cinéma, à la télé, en comédie musicale ou encore en animés. Ces adaptations facilitent l'histoire et sont pour certaines plus linéaires et plus simplifiées. 

Du même auteur
Les Trois Mousquetaires 

samedi 29 avril 2017

Illusions perdues, d'Honoré de Balzac

illusions perdues balzac


Résumé
A Angoulême, David Séchard, un jeune poète idéaliste, embauche dans son imprimerie un ami de collège, Lucien Chardon, qui prendra bientôt le nom de sa mère, Rubempré. Poète lui aussi, il bénéficie d'une sorte de gloire locale et fréquente le salon de Louise de Bargeton à qui le lie bientôt une intrigue sentimentale qui fait tant jaser que tous les deux partent pour Paris. Voilà bientôt Lucien lancé dans le monde des lettres aussi bien que de la haute société, mais si Paris est la ville des « gens supérieurs », ce sera également pour lui celle des désillusions.

Mon avis
J'ai pas aimé. Mais vraiment pas. Il était en lecture imposée quand j'étais au lycée et ça a été une vraie torture pour moi. Le livre est décomposé en trois parties et j'ai fait la fête quand j'ai enfin réussi à finir la première. C'est leeeeent. C'est looooooong. Lucien n'apprend pas de ses erreurs et s'acharne à réussir là où personne ne veut de lui. A la limite, ça peut passer une fois, mais quand ça devient répétitif, c'est vraiment lassant. Je crois qu'en fait, le vrai problème de Lucien, c'est qu'il est niais et idéaliste. La combinaison des deux ne va pas du tout. Je n'ai jamais réussi à finir le livre. J'ai même développé une aversion pour Balzac.
Lucien rate sa vie à Paris, rate son parcours professionnel car personne ne veut de lui comme poète en dehors de sa petite ville, rate sa relation amoureuse car Louise le quitte très vite, et il se débrouille même pour rater son suicide. Et même après tout ça, il s'acharne au lieu de rentrer gentiment chez lui.
J'ai conscience que ma critique est vraiment négative, alors je vais essayer de nuancer un peu. Si l'histoire est lente, c'est qu'en même temps, Balzac dépeint la vie parisienne de l'époque. Alors, oui, ça coupe le rythme du récit déjà lent, mais c'est instructif. L'analyse de l'époque est très poussée, ce qui est un plus pour le récit.

Autre
Le roman a été adapté en film.

jeudi 20 avril 2017

Partials, de Dan Wells

Partials


Titre original : Partials

Résumé (du T1)
2076. La guerre contre les Partials, ces êtres génétiquement modifiés, a décimé la quasi-totalité de la planète. Quarante mille humains survivent sur l'île de Long Island sous la férule d'un Sénat autoritaire tandis que le virus RM reste sans antidote. Les nouveaux-nés vivent moins d'une journée, si ce n'est quelques minutes. La population déjà très éprouvé est désormais traumatisée par la loi espoir: toute jeune fille dès 18 ans, aura l'obligation de tomber enceinte.
Le combat de Kira Walker, étudiante en médecine, commence à cet instant. Ses ennemis ne sont pas les Partials mais le RM. Son obsession ne concerne pas la dérive fasciste du Sénat mais une folle hypothèse scientifique. Kira décide de suivre son intuition au risque de devenir une hors-la-loi ou que les Partials ne la tuent...

Mon avis
Il s'agit d'une trilogie. J'ai bien aimé mais sans plus. L'histoire est très intéressante et originale. On va de surprises en surprises, que ce soit pour la découverte de l'origine du virus à la solution pour créer le remède. L'évolution de Kira et de ses amis, les relations avec les Partials et la vision que l'on a d'eux, tout est très bien amené. Non, tout cela est vraiment très bien pensé. Mais, parce qu'il y a un mais, j'ai trouvé que c'était vraiment trop lent. Il y a des passages qu'on lit en apnée tellement le suspens est important, mais d'autre où l'on doit se forcer pour avancer et c'est vraiment dommage. Pour moi, ça fait perdre en qualité une trilogie pourtant très bien. Les personnages sont tous très bien définis, l'histoire générale est prenante, les solutions apportées sont à la fois originales et moralisatrices (mais dans un bon sens). Mais il y a certains passages, hélas longs, où je me suis ennuyée ferme. Ces trois livres valent la peine d'être lus, mais il faut avoir en tête qu'il ne faut pas se décourager si certains passages sont longs et lents.



dimanche 16 avril 2017

Inaccessibles, de Katharine McGee



Titre original : The Thousandth Floor

Résumé
Bienvenue à Manhattan, en 2118.
New York est à la pointe de l’innovation et du rêve. La ville est désormais une tour de mille étages où les plus aisés vivent à son sommet. Tout semble parfait, lisse et idéal. Jusqu’au jour où une jeune femme tombe du millième étage…
Meurtre ou accident ? Les suspects sont nombreux. La belle et riche Eris, qui découvre un secret familial terrible ? Rylin, qui travaille pour un garçon des étages supérieurs ? Watt, qui espionne tout le monde grâce à une IA qu’il a créée ? Leda, qui cache une addiction ? Ou Avery, la plus parfaite de tous, qui habite le penthouse du millième étage ? Entre soirées débridées, glamour et petits secret entre amis, la Tour aux mille étages va révéler ses mystères.

Mon avis
J'ai adoré ! Dès le départ, on sait que quelqu'un tombe de la tour, puis on repart deux mois plus tôt. Donc on ne sait pas qui est mort. On ne l'apprend qu'à la toute fin et on ne découvre qu'à ce moment là seulement s'il s'agit d'un meurtre, d'un accident ou d'un suicide. A travers tout le roman, on découvre la vie de 5 personnages différents. Chaque chapitre est raconté du point de vue d'un de ses personnages. Plus on avant dans l'histoire, plus on découvre que chacun a quelque chose à cacher. Et chacune de leurs actions va les mener jusqu'au millième étage. Chacune de leurs actions aura un impact plus ou moins direct sur la vie des autres. Et au final, tout s’imbrique pour les conduire jusqu'à la mort d'une des leurs. 
Si j'ai un reproche à faire au livre, c'est que cette histoire de tour n'est pas claire. Elle n'est pas clairement définie et je me suis demandée presque tout le long à quoi elle correspondait. Est-ce qu'elle représente tout New York ou seulement Manhattan ? Est-ce que le monde entier est construit de la même façon (une tour dans chaque grande ville) ? Est-ce que les avancées technologiques de la tour (comme les lentilles connectées) sont présentes partout ailleurs ? Au final, si j'ai bien compris, il n'y a que Manhattan dans cette tour (à un moment on parle de Brooklyn qui fait la gueule à cause de l'ombre de la tour).  Mis à part cette zone de flou, je n'ai rien à en redire.
Même si le premier tome aurait pu suffire, il y aura une suite. Elle sortira durant l'été 2017 aux USA, donc fin 2017 début 2018 en France.


Tome 2  : Vertiges
Tout comme le tome 1, j'ai adoré le tome 2 !
Il démarre de la même façon : une jeune fille est retrouvée morte, noyée pour cette fois. On ne sait pas de qui il s'agit ni quelles sont les circonstances de sa mort (accident, suicide, meurtre). Puis retour deux mois en arrière pour suivre tous les événements ayant conduit à cette mort. Cette fois, plus question de découvrir les personnages et leurs secrets. Nous découvrons comment tous arrivent à vivre en ayant été témoins de la mort du premier tome (vous avez vu comment je ne spoile rien ? \o/).
Un nouveau personnage fait son apparition : Calliope. Mais rien dans son histoire n'est vrai. En effet, sa mère et elle passent de ville en ville (enfin de Tour en Tour) pour arnaquer les gens les plus riches avant de disparaitre. Quel rôle jouera-t-elle parmi nos protagonistes ? C'est la question qui se pose tout le long du roman...
Après la mort accidentelle d'Eris, tout a changé. Leda connait tous les secrets des personnes qui étaient sur le toit : Avery amoureuse et en couple avec Atlas, Watt et Nadia, Rylin qui a volé Cord. Elle leur fait subir un chantage : personne ne dit qu'elle a poussé Eris et elle garde le silence. Seulement Leda a du mal à vivre avec sa culpabilité. Elle s'est totalement éloignée de ses amies mais paradoxalement se rapproche de Watt. Ce dernier ne veut qu'une chose, pouvoir enregistrer Leda confessant son crime.
Pour Avery rien ne va. Elle a perdu ses deux meilleures amies. Elle doit cacher sa relation avec son frère, d'autant plus que son père commence à se douter de quelque chose. Il faut aussi ajouter à ça qu'Atlas s'éloigne d'elle pour se rapprocher de Calliope qu'il a connu lors d'un voyage. Rylin est admise dans le lycée des gens d'en haut. Elle va donc devoir fréquenter Cord qu'elle cherche à éviter à tout prix même si elle n'arrive pas à l'oublier.

J'ai vraiment aimé le changement attitude de Leda tout au long de ce tome. Au tout début, elle est hargneuse avec tout le monde, comme un animal blessée, car elle a peur d'être dénoncée. Puis, au fil du temps, avec sa relation avec Watt puis avec Rylin, elle va s'adoucir peu à peu. Elle se sentira en sécurité auprès de Watt et va devenir amie avec Rylin au point de soutenir sa relation avec Cord. Elle finira même par se réconcilier avec Avery et va vouloir tout faire pour éloigner Calliope.

Je ne sais pas si c'est parce qu'elle n'était pas là au premier tome, mais je n'ai pas vraiment apprécier Calliope. Son attitude de mensonge permanent est dérangeante. Elle se comporte trop comme une petite fille gâtée. Son histoire n'a pas réussi à m'émouvoir.

J'ai trouvé qu'Avery était beaucoup trop en retrait, assez effacée. Elle subit plus qu'elle n'agit, ce qui est dommage.

La mort de Mariel est à la fois attendue et une surprise. Attendue parce qu'elle apparait une seule fois au tout début. Et inattendue parce qu'on l'avait presque oubliée. On ne sait pas combien de temps exactement elle meurt après Dubai. On sait qu'elle est rentrée à New York, que le groupe témoin de la mort d'Eris aussi. Ils sont au courant qu'elle sait tout ce qu'il s'est passé sur le toit. Mais combien de jours se sont écoulés ? Et autre question assez importante, qui la tue ???
Leda : Je ne pense pas, elle est trop traumatisée par la mort d'Eris. Sauf si elle se sacrifie pour ses amis.
Avery : Je ne pense pas qu'elle ait vraiment le cran de le faire.
Rylin : Pas plus. Elle a déjà perdu Cord, donc elle ne risque pas grand chose avec de possibles révélations. Surtout que Cord ne porterai jamais plainte contre elle.
Watt : Il veut trop entrer au MIT pour tenter quoi que ce soit qui puisse compromettre son avenir.
Calliope : Elle n'a rien à voir dans toute cette histoire.

Donc je ne sais pas trop. Je pense que tout dépendra du temps écoulé entre la soirée à Dubai et la mort de Mariel.
J'ai juste une idée folle : Nadia a pris le contrôle de je ne sais pas quel bot pour qu'il règle le "problème" Mariel. Mais ça ne me parait pas trop probable dans la mesure où Mariel prend de nombreux coups avant de finir dans l'eau. Le meurtre semble réfléchi. Plus réfléchi qu'un bot qui pousserai quelqu'un. Il y a un acharnement dans ce meurtre.


Je ne sais pas de quoi sera fait le tome 3. Est-ce qu'il fera suite à cette mort sous forme d'enquête policière ? Est-ce qu'il se déroulera entre Dubai et le meurtre ? Ou est-ce que ce sera un peu des deux ?
Bref, encore beaucoup de questions et trop de temps à attendre... Vivement la suite !!



Tome 3 : Démesure
 Après un an d'attente, j'ai enfin pu acheter le tome 3 de la saga. Vous auriez vu la tête du vendeur quand il m'a vue avec le livre... On aurait dit que c'était Noël pour moi. J'étais déjà en train de lire en faisant la queue à la caisse. Je n'ai aucune retenue...

Le début diffère légèrement des autres tomes, dans le sens où aucune mort n'est réellement annoncée. On sait qu'une fille est au bord de l'abime, tout en haut, sur le toit. On sait qui est cette fille. Mais on ne sait pas si elle va sauter ou si elle reculera au dernier moment.
En revanche, comme pour les autres tomes, on remonte le temps pour savoir comment on en est arrivé là. On y retrouve les mêmes personnages du tome 2 : Avery, Calliope, Leda, Rylin et Watt. Entre la fin du deuxième tome et e début du troisième, beaucoup ont évolué, certains ont quitté New York, d'autres sont restés...
L'alternance des différents visions des personnages est encore une excellente chose, car cela permet d'avoir différents points de vue sur l'histoire et sur les enquêtes en cours. Les personnages gagnent en profondeur car on connait leurs doutes, leurs peurs et leurs espoirs. Cela permet de mieux les connaitre et de se projeter dans leurs existences, afin de mieux les comprendre.

Si vous n'avez pas encore lu/terminé ce troisième tome, je passe la suite de mon avis en spoiler.
On apprend assez rapidement que Mariel est morte à New York, donc après la fête à Dubaï. Cette mort, d'abord classée comme accidentelle va faire l'objet d'une enquête quand de nouveaux éléments font surface. Les protagonistes se retrouvent alors en première ligne et sont interrogés par la police.

Avery a quitté New York et le pays. Lassée d'être considérée comme la princesse parfaite de la tour, elle est partie en Angleterre pour ses études où elle a pu oublier Atlas dans les bras d'un garçon. Elle goûte pleinement aux plaisirs d'une vie simple et anonyme quand son père la rappelle à New York où il se présente comme maire.
Calliope voit sa vie de mensonges bouleversée. A son grand regret, sa mère s'apprête à épouser un homme, non pas pour le voler, mais par amour. Elle doit donc mener une vie de gentille fille docile et cohabiter avec son beau-père sévère et sa demi-soeur qu'elle ne supporte pas.
Leda a appris qu'Eris était sa demi-soeur et qu'elles partageaient le même père. Elle a non seulement tué une de ses meilleures amies mais aussi sa soeur. N'arrivant pas à faire face à ses actes, elle est retourné en institution. A sa sortie, elle a radicalement changé et supprimé tout ce qui lui rappelait sa vie d'avant. Elle a donc coupé tout contact avec Watt, que son psy dit dangereux pour elle et qu'il pourrait à nouveau la faire sombrer.
Rylin a eu le coeur brisé en voyant Avery et Cord s'embrasser lors de la soirée à Dubaï. Depuis, elle a renoué avec Hiral et partage sa vie entre ses amis et sa fille de la basse tour et son existence de lycéenne de la haute tour. Elle enchaine les stages qui lui permettent de travailler dans la création d'holo.
Watt vit tel un zombi depuis que Leda refuse de lui parler. Il se rend compte que son génie est en grande partie basé sur Nadia implantée dans son cerveau et ne sait plus comment faire sans elle.

Toutes ces personnes ont eu très peu de contact en quelques mois. Mais après l'ouverture de l'enquête, ils n'auront pas d'autres choix que de renouer, Calliope mise à part. Watt, surtout pour protéger Leda, va mener l'enquête de son côté aidé par Nadia au début, puis rejoint pour son plus grand bonheur par la jeune fille. Aucun d'eux ne sait qui a pu assassiner Mariel. Ils étaient dans un sens soulagés par sa mort car elle en savait trop, mais aucun d'eux ne semble avoir pu passer à l'acte.

Je dois avouer que cette fois, durant les 3/4 de l'histoire, j'ai eu du mal à accrocher à Avery. Je trouve son histoire avec Atlas un peu agaçante. Cependant, elle a retrouvé sa place dans mon coeur dans sa relation avec Leda. C'est sa meilleure amie et elle ferait tout pour elle. Quand elle se dénonce à la police pour sauver Leda, sachant que cela détruirait la vie qu'elle a connu jusqu'à présent et sa famille également, elle fait preuve d'un extrême courage. Elle sacrifie sa vie afin de sauver celle de son amie. A la fin, ayant simulé sa mort, Avery n'existe plus. Elle est libre d'aimer qui elle veut, où elle veut et d'être la personne qu'elle est vraiment.
J'ai encore eu du mal avec Calliope. Je ne saisis pas qu'on puisse se complaire dans une vie de mensonges et d'arnaques. Il n'y a qu'à la fin, quand ce mode de vie la fatigue et qu'elle cherche à nouveau à être elle-même, sans artifice, que j'ai commencé à l'apprécier. Quand elle devient naturelle en fait.
J'ai toujours un coup de coeur pour Leda. Tout le long, elle est manipulée, elle est blessée, et pourtant elle continue d'avancer et d'essayer de trouver la force pour faire face à ses erreurs et à ses actes. Elle a appris du passé et cherche à s'améliorer. Pour moi c'est la plus forte d'entre eux.
Rylin à mon sens est celle qui évolue le moins. Elle s'est retrouvée bien malgré elle liée aux autres. Elle ne connait en rien leur mode de vie et s'en sent éloignée. Son histoire avec Cord est à la fois touchante et redondante voire peu originale. Redondante car elle suit toujours les mêmes schémas : on s'aime, tu m'as menti/trahi, on se quitte sans avoir la chance de s'expliquer et on recommence. Peu originale car on a déjà vu et revu l'histoire de deux jeunes issus de deux milieux sociaux radicalement différents qui s'aiment.
Watt n'a pas vraiment été exploité dans ce tome. J'ai eu l'impression qu'on le voyait moins. Il continue encore de s'appuyer sur Nadia mais finit par se rendre compte que ce n'est pas toujours pas un plus de l'avoir toujours avec lui.

Je n'ai toujours pas accroché à Atlas. Pour moi, tout ce qui s'est passé est de sa faute au départ. En effet, pour oublier les sentiments qu'il a envers sa soeur, il séduit la meilleure amie de celle-ci. Déjà, là, il y a deux problèmes : sa relation malsaine avec sa soeur et le fait qu'il utilise Leda. Leda n'a que 16 ans bon sang. Il l'utilise, manipule ses sentiments et la laisse tomber une fois qu'il a obtenu ce qu'il voulait. Leda en a été terriblement blessée et a plongé dans une spirale infernale qui l'a laissée dans une colère perpétuelle. Sans cela, elle n'aurait pas été aussi furieuse contre Eris et aurait peut-être entendu ses explications. Atlas est un adulte, c'est à lui de faire attention à ses actes. Il est le plus immature de tous alors qu'il est plus âgé.

Mais revenons au point qui nous intéresse depuis le début : qui a tué Mariel ? Je ne vais pas vvous mentir, j'ai poussé un petit cri quand j'ai vu que ma théorie était la bonne : Nadia. C'est Nadia qui a piraté un bot qui a poussé un Mariel à l'eau. Nadia qui a manipulé Leda afin de rejeter tous les soupçons sur elle et qu'elle-même se croit coupable. Nadia qui ferait tout pour protéger Watt. Nadia qui a piraté les communications de Mariel et qui voyant qu'elle s'approchait de la vérité a décidé d'agir. Mais pourtant c'est aussi Nadia qui a envoyé une nouvelle candidature de Watt, son propre code, au MIT afin qu'il ait une nouvelle chance d'intégrer l'université de ses rêves alors que le jeune homme la détruisait définitivement.

Pour conclure, je dirai que ce troisième tome conclut parfaitement bien la saga. On obtient les réponses à toutes nos questions. Cependant, la fin reste assez ouverte pour tous les personnages, rien ne semble définitif.
J'ai vraiment adoré cette saga. L'amitié qui unit tous les personnages est extrêmement forte, puissante et parfois toxique. Rien ne semble pouvoir la détruire, malgré les épreuves qu'ils traversent. On trouve de tout dans ces romans : amitié comme je viens de le dire, amour, suspens, mort... Ils sont complets et totalement addictifs. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas autant attendu la sortie d'un livre. Je la conseille vraiment à tout le monde.


Autre
Une série TV est en cours de préparation. Je crois que pour le moment, ils en sont encore aux casting. Elle n'arrivera pas avant un an ou deux mais elle va venir !

mercredi 23 novembre 2016

Qui es-tu Alaska, de John Green


qui es-tu alaska

Titre original : Looking for Alaska

Résumé
Miles Halter a seize ans mais n'a pas l'impression d'avoir vécu. Assoiffé d'expériences, il quitte le cocon familial pour le campus universitaire : ce sera le lieu de tous les possibles, de toutes les premières fois. Et de sa rencontre avec Alaska. La troublante, l'insaisissable Alaska Young, insoumise et fascinante. 

Mon avis
C'est le tout premier roman de John Green que j'ai lu, avant même qu'il devienne connu. Et pour moi, il aurait pu s'arrêter là. Tout ce qu'il est dit est "vrai". Je ne sais pas comment il était adolescent, mais on peut se demander s'il ne l'est pas resté. Il décrit avec une vraie justesse les sentiments que l'on peut ressentir à 16 ans. Cette impression d'être déjà adulte mais d'avoir peur de l'avenir, cette impression d'être immortel mais d'être tellement fragile... 
L'histoire est racontée du point de vue de Miles, un adolescent comme les autres : il n'a pas des notes excellentes sans pour autant être mauvais, il n'est ni grand, ni petit, ni moche, ni canon, ni sportif, ni à l'état larvaire. Miles cherche juste sa place dans le monde et décide d'aller finir ses années de lycée dans pensionnat. Là pour lui tout change : nouveaux amis, nouvelle vie. 
Le roman se décompose en 2 parties : un compte à rebours jusqu'aux "jour J" puis un décompte des jours depuis ce jour. A travers cette année scolaire, Miles va évoluer, va changer et surtout va grandir.
John Green arrive à mettre des mots sur toutes les questions qu'on peut se poser, sur tous les sentiments et les envies que l'on peut avoir. 
Pour moi ce livre est le meilleur de l'auteur. 

Autre
Un film serait prévu pour l'année 2017

lundi 14 novembre 2016

La neige en deuil, d'Henri Troyat

la neige en deuil


Résumé
Isaïe est un fils de la montagne, tranquille quinquagénaire vivant dans le hameau isolé d'un petit village. Robuste mais diminué intellectuellement depuis un tragique accident survenu alors qu'il était guide de montagne, il se tient éloigné des sentiers et des pics rocheux. C'est un homme droit et un honnête berger apprécié du village. Son jeune frère Marcellin, qui habite avec lui la ferme familiale, déteste la dureté de la vie des montagnes, le manque d'argent, et rêve secrètement de partir vivre en ville. Le crash d'un avion et la mort de Servoz, l'ami d'Isaïe guide de montagne parti chercher les survivants, pousse les deux frères que tout oppose à rencontrer la folie et la mort.

Mon avis
J'ai bien envie de commencer en disant : "Pourtant, que la montagne est belle".
Les habitants du village n'ont pas d'autres choix que d'aller eux-même sur le lieu du crash pour sauver d'éventuels survivants car les secours sont trop loin et trop lents. Personne ne connaît la montagne mieux qu'eux. Et c'est ainsi que tout commence. La seule priorité c'est de retrouver des rescapés. Peu importe la dangerosité du chemin. 
J'ai bien aimé l'histoire, vivant moi-même près des montagnes et connaissant bien les paysages. La confrontation des deux frères que tout oppose à part le sang rythme tout le roman. Et la question se pose : qui est le plus idiot et le moins humain des deux ?Le style est un peu vieillot, mais ce n'est pas très gênant.
  
Autre
Ce roman a valu à son auteur le Grand prix du Prince Rainier de Monaco. 
Le livre a été adapté en 1956 au cinéma par le réalisateur Edward Dmytryk sous le même nom.

Sobibor, de Jean Molla

Sobibor


Résumé
Je l'ai fait pour qu'on m'arrête», répond Emma après avoir volé des biscuits dans un supermarché. Que se cache-t-il derrière ses mots, sa maigreur extrême, sa beauté douloureuse ? Quelle est l'origine de son anorexie : l'indifférence de ses parents, le silence, les mensonges savamment entretenus ? Emma veut savoir. Emma veut comprendre. La découverte d'un vieux cahier fera bientôt surgir du passé d'épouvantables secrets.

Mon avis
Je déconseille ce livre aux plus jeunes ou aux personnes assez sensibles. C'est une histoire très dure, violente, qui nous retourne les tripes. L'histoire d'Emma, anorexique qui perd sa grand-mère adorée. Dans les affaires de sa grand-mère, Emma découvre un carnet ayant appartenu au premier amour de sa grand-mère. Le lieu de leur rencontre ? Le camp d'extermination de Sobibor. Lui y était en tant que soldat français partisan de l'idéologie nazie, elle y était enfermée. Emma découvre alors l'horreur de ce camp, décrit par un homme qui parvint à justifier ce qu'il s'y passe mais qui arrive quand même à faire une différence entre la femme qu'il aime et les autres personnes retenues.
Comme je le disais, ce livre est très dur. D'une part à cause du mal-être d'Emma et d'autre part à cause de la description de la guerre et de ce camp d'extermination. J'étais peut-être trop jeune la première fois que je l'ai lu, mais j'ai été profondément marquée par cette histoire. Aujourd'hui encore, je ne peux m'empêcher de pleurer en la relisant.

jeudi 10 novembre 2016

Ma raison de vivre, de Rebecca Donovan

ma raison de vivre


Titre original : Reason to breath

Résumé (du tome 1)
Emma a tout fait pour empêcher Evan d'entrer dans sa vie. Non pas parce qu’il la laisse indifférente, bien au contraire, mais parce que personne ne doit savoir. Savoir qui elle est vraiment, quelle est son histoire et, surtout, ce qui l'attend tous les soirs, quand elle rentre chez elle...
Mon avis 
Ce premier tome est assez anxiogène, car le lecteur sais ce qui attend Emma jour après jour. Le moindre faux pas peut lui être fatal. J'ai beaucoup aimé ce premier tome car Emma est une jeune fille touchante qui au final ne demande qu'à vivre et à recevoir un peu de considération. Ce livre témoigne très bien de la maltraitance des enfants : les adultes qui maltraitent, ceux qui ne veulent pas voir et ceux qui ne peuvent pas réaliser ce qu'il se passe vraiment.
En revanche j'ai un peu moins aimé le tome 2. On a l'impression qu'Emma n'a pas vraiment appris de ses erreurs (et dans un sens je la comprends) et que tout n'est qu'une surenchère du premier tome. Cependant, il vaut quand même la peine d'être lu, mais il n'est pas au niveau du premier. Je n'ai pas encore lu le troisième tome mais dès que ce sera fait, j'ajouterai mon avis, promis.

mercredi 5 octobre 2016

Lolita, de Vladimir Nabokov

lolita


Titre original : Lolita (enfin je crois)

Résumé
Lolita, lumière de ma vie, feu de mes reins. Mon péché, mon âme. Lo-lii-ta : le bout de la langue fait trois petits pas le long du palais pour taper, à trois reprises, contre les dents. Lo. Lii. Ta.
Le matin, elle était Lo, simplement Lo, avec son mètre quarante-six et son unique chaussette. Elle était Lola en pantalon. Elle était Dolly à l'école. Elle était Dolorès sur les pointillés. Mais dans mes bras, elle était toujours Lolita

Mon avis
Sur l'édition que j'avais, il était écrit quelque chose du genre "le livre a été considéré comme l'histoire la plus drôle et la plus désolante du siècle aux États Unis". Je dois avouer que j'ai pas compris pourquoi "drôle". C'est pas drôle du tout. Un mec au nom pourri a de graves penchants pour ce qu'il appelle les "nymphettes". Des gamines d'une douzaine d'années, avec un style particulier. Quant à son nom... Humbert Humbert. Le mec a un prénom qui est le même que son nom. Humbert ² il s'appelle.
Bon, je ne suis pas là pour critiquer ça, mais quand même.
Donc, cet Humbert, par un hasard malheureux se retrouve à louer une chambre chez une mère célibataire, et c'est là qu'il rencontre Lolita. La plus parfaite des nymphettes. Et donc c'est le drame...
Puis, s'ensuit un voyage de plusieurs années à travers les USA, juste les deux ensembles.
Je suis assez mitigée sur ce livre. En soit il est bien, mais il est quand même assez malsaint. En tout cas, ça m'a dissuadée à jamais d'appeler ma fille Lolita.

Autre
Il y a eu deux adaptations cinématographiques, mais je ne sais pas ce qu'elles valent je ne les ai pas encore vues.

mercredi 21 septembre 2016

Une vie ailleurs, de Gabrielle Zevin

une vie ailleurs

Titre original : Elsewhere

Résumé
Liz Hall, 15 ans, vient de mourir dans un accident de vélo. Elle se retrouve sur Ailleurs, un lieu où les défunts rajeunissent jusqu'à redevenir bébés avant de repartir dans le grand cycle de l'humanité... Pour Liz, qui rêvait d'atteindre enfin ses seize ans, le choc est brutal. Car elle n'a aucune envie de rajeunir. Ce qu'elle voulait, c'était décrocher son permis de conduire. Entrer à la fac. Connaître le grand amour. Il va pourtant lui falloir faire le deuil de son ancienne vie sur Terre avant de trouver un sens à cette nouvelle existence...

Mon avis 
Ce livre propose une réponse à la question que tout le monde se pose au moins une fois dans sa vie : qu'y a-t-il après la mort ? G. Zevin, dans son roman, propose une version assez novatrice. Les gens rajeunissent jusqu'à redevenir bébé et être renvoyés sur Terre pour recommencer une nouvelle vie. Pourquoi pas après tout. L'histoire est très touchante. J'imagine bien que personne n'a réellement envie de mourir, mais encore moins jeune et dans un accident, comme Liz. Pour elle, c'est réellement un choc. Elle veut retrouver sa vie, mais elle ne le peut pas. Car après tout, elle aussi doit faire le deuil de sa famille et de ses amis qu'elle ne reverra jamais. Tout au long de l'histoire, on découvre Ailleurs, un endroit pas si différent de la Terre, on s'attache aux personnages qui doivent se construire une nouvelle vie et s'acclimater à ce nouvel endroit (pour les nouveaux "arrivants") ou qui doivent aider les nouveaux à accepter la situation. Et pour Liz, ce n'est vraiment pas chose facile.
Contrairement à ce que le thème laisse penser, l'histoire n'est absolument pas déprimante, bien au contraire. Elle est touchante, juste, parfois drôle, et surtout, elle donne envie de sourire et de vivre.


mardi 30 août 2016

Celle qui devait mourir, de Laura Lippman

celle qui devait mourir


Titre original : To the power of three

Résumé
Josie, Kat et Perri sont inséparables. Depuis ce serment qu´elles ont prêté et qui a marqué toutes leurs années à Glendale, la banlieue bourgeoise de Baltimore. Elles sont toujours restées fidèles à ce pacte indestructible qui a fait d´elles le trio le plus célèbre du lycée: l´actrice rebelle, la gymnaste et la beauté généreuse. Désormais, ce sont trois jeunes femmes, prêtes à se lancer dans la grande aventure de l´université et de la liberté.
Pourtant, en ce dernier jour de classe, des coups de feu éclatent au lycée. Et quand la police force la porte des toilettes, Perri et Josie baignent dans leur sang tandis que Kat est étendue plus loin, morte d´une balle en pleine poitrine.
Que s´est-il passé pour qu´une telle amitié bascule ainsi dans l´horreur ? Est-ce que Josie, la moins gravement touchée, dit vraiment la vérité aux policiers ? Et n´y avait-il vraiment que trois personnes dans ces toilettes ? Le doute et la suspicion s´immiscent lentement dans les esprits et remettent tout en cause, jusqu´aux plus belles promesses du passé.

Mon avis
Je ne vais pas vous mentir en disant que c'est une belle histoire d'amitié vu comment elle se termine, mais... Ce fut une belle histoire d'amitié.
Tout au long du roman, on peut suivre le point de vue de différents personnages, à la fois pour l'enquête, la "reconstruction" des familles, les élèves du lycée. Mais on découvre aussi l'histoire de ces trois filles, comment elles se sont rencontrées, leurs aventures, leur amitié, et surtout comment elles en sont arrivées à ce stade là de haine et de déchirement.  Au final, j'avais de la peine pour ces filles. Toutes leurs aspirations brisées, leur amitié anéantie...
Parallèlement à l'enquête et à l'histoire, on découvre aussi l'histoire de la ville et des habitants, plus particulièrement l'histoire des personnes liées aux trois filles (parents, amis...). Et plus on en apprend sur eux, plus on se demande si les actes de ces personnes a eu une influence sur ce qu'il s'est passé ce dernier jour de lycée.